UKRAINE un pays qui s'ouvre à l' U.E.

13 février 2018

Les exportation de BLÉS européennes revues à la baisse

 Les exportation de BLÉs européennes revues à la baisse par un rapport américain

 ven. 9 février 2018 à 10:38 • AFP
                                                                        https://youtu.be/Xmr7I9jLezo

Le ministère américain de l'agriculture (USDA) a intégré jeudi une baisse des exportations de blé européens face à la concurrence des marchandises de la région mer Noire (Russie, Ukraine, Kazakhstan) dans son rapport de février sur l'offre et la demande de produits agricoles dans le monde.

Les exportations de l'Union européenne sont ainsi révisées en baisse d'un million de tonnes (Mt) à 26 Mt, ce qui provoque une légère augmentation des stocks de fin de campagne, pondérée par un recul des importations. À l'inverse, les exportations de la mer Noire, en l'occurrence de la Russie, sont réévaluées d'un million à 36 Mt. Les paysans russes n'ont cessé ces derniers mois de remporter des appels d'offres, notamment vers l'Égypte, le premier importateur mondial.

En France, l'organisme FranceAgriMer avait déjà révisé à la baisse à plusieurs reprises les objectifs d'export des blés hexagonaux. En réaction, le blé baissait légèrement sur Euronext, de 50 centimes d'euro sur les contrats de mars et de mai, à 159,75 et 162,25 euros respectivement. Au niveau mondial, en dépit d'une légère révision à la hausse de la production, plus que jamais record, les stocks de fin de campagne sont revus à la baisse, à la faveur d'une consommation en hausse.

À l'inverse, le maïs voit sa production légèrement abaissée à 1 041,7 Mt (- 2,8 Mt). Cette révision, due à l'Argentine et à l'Ukraine et conjuguée à une réévaluation des exportations américaines (+ 3 Mt à 52 Mt) « devrait soutenir les prix aux États-Unis », a estimé Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel. Ces évolutions profitaient au cours du maïs sur Euronext, qui grimpait de 50 centimes d'euro sur mars à 154,25 euros et de 75 centimes sur juin à 160,50 euros.

Enfin, concernant le soja, la production n'a été que très légèrement revue à la baisse (- 1,6 Mt à 346,9 Mt), en dépit des craintes de ces dernières semaines concernant les cultures en Argentine. La production de ce pays a été revue à la baisse de 2 Mt à 54 Mt. A l'inverse, l'estimation de la récolte brésilienne est revue à la hausse de 2 Mt à 112 Mt.


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08 février 2018

Huile de tournesol. À quoi servent les travaux chez Cargill à Saint-Nazaire ?

Huile de tournesol. À quoi servent les travaux chez Cargill à Saint-Nazaire ?

 

Le processus de fabrication de l’huile.

 

1. Stockage des graines dans les silos, après arrivée par camions ou trains.

2. Préparation. Les graines sont nettoyées, séchées et chauffées. Elles sont ensuite pressées pour en faire de l’huile.

3. Extraction. Un puissant solvant est pulvérisé sur le reste des graines issu des presses.

4. Granulation (absent sur ce schéma). Mise en forme du tourteau, la matière sèche qui servira à l’alimentation animale.

5. Raffinerie. Pour améliorer la qualité de l’huile.

6. Logistique. Approvisionnement en matières premières et produits chimiques, expéditions.

7. Services techniques. Chaufferie, maintenance, laboratoire d’analyses, station de traitement des eaux usées.

8. Administration.

 

Matthieu MARIN.

À Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, le fabricant d’huile de tournesol Cargill a investi 11 millions d’euros sur le port.

C’est quoi ces grandes cuves Cargill que l’on voit près du port et de la base sous-marine ?

Cargill est un fabricant d’huile de tournesol. Il fournit aussi de la matière sèche, riche en protéines végétales aux fabricants de farines pour l’alimentation animale. À Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Cargill reçoit 600 000 tonnes de graines par an. Elles viennent essentiellement par train ou camion des Pays de la Loire, du Centre et du Poitou-Charentes. Il y en a aussi un peu par bateau, de la Mer Noire. Des graines, chauffées et pressées, on extrait de l’huile, qui sera ensuite raffinée, et des matières sèches, le tourteau. Globalement, la production est revendue en France, en transitant en partie par une usine du groupe à Château-Gontier ; ainsi qu’en Europe du Nord ou en Angleterre.

Lire aussi : Saint-Nazaire. Cargill investit 11 millions d’euros

À quoi ont servi les derniers travaux ?

Pendant deux mois et demi avant Noël, les grues ont pris d’assaut le site de Saint-Nazaire. Pourquoi ? Il a fallu enlever le toit d’une unité pour y placer de nouvelles machines. « On a complètement modernisé et renouvelé l’étape de l’extraction, indique Hervé de Praingy, le responsable de Cargill France. Après avoir pressé les graines, on utilise des solvants. Cela se fait dans un grand cuiseur, qui a été changé. » Le groupe a investi 11 millions d’euros. « Cela nous permet de produire plus de 7 millions de litres supplémentaires. Les conditions de travail et de sécurité sont améliorées. Il y a aussi un aspect environnemental : on utilise mieux l’énergie et on émet moins de vapeur. »

Lire aussi : Sur le port de Saint-Nazaire, soja et tournesol par millions de tonnes

Cargill a aussi un site à Montoir. Qu’est-ce qu’on y fait ?

À Montoir, près d’Airbus et de la raffinerie, Cargill fait dans le colza. De la même manière, l’usine obtient à la fois des matières sèches, pour l’alimentation animale, et de l’huile. Mais si cette huile sert un peu pour l’alimentation, elle surtout destinée, cette fois, aux biocarburants. Ce site-là transforme des quantités encore plus importantes : 1 million de tonnes de colza par an. Si la majorité provient à la France, une partie arrive aussi d’Ukraine ou d’Australie. ! « Entre Saint-Nazaire et Montoir, il faut compter 125 escales de bateaux par an. »

D’un point de vue économique, comment se porte le groupe ?

« Le contexte est très concurrentiel, martèle Hervé de Praingy. Nos clients se fournissent au gré des cours du marché. À quelques euros près la tonne, on peut perdre un contrat. Les pays de la Mer Noire, Ukraine, Roumanie, Russie, sont très présents. » En France, le chiffre d’affaires est d’environ 2,5 milliards d’euros sur 17 sites, essentiellement dans l’Ouest. 60 salariés à Saint-Nazaire, 50 à Montoir, 75 à Nantes. « On a calculé qu’avec la maintenance, la logistique, les investissements, le site de Saint-Nazaire/Montoir rejaillit sur 4 000 à 5 000 emplois indirects », compte Hervé de Praingy.

Y a-t-il encore des projets ?

Ces derniers travaux s’inscrivent dans un programme plus global. Il y a deux ans, quatre énormes cuves de stockages ont été construites. Auparavant, il s’agissait d’un atelier pour récupérer les vitamines E. « Elles peuvent avoir des usages pour l’industrie pharmaceutique et la cosmétique, notamment. » Les tours de refroidissement ont été rénovées : « Les riverains se plaignaient du bruit. »

Depuis 2012, ce sont déjà 33 millions d’euros qui ont été investis. Et après ? « Des études sont en cours pour une unité de décorticage, qui permettrait de récupérer les coques de tournesol, s’en servir comme source d’énergie. Avec l’agglomération et le port, nous réfléchissons également à des solutions communes d’économies et de récupération d’énergie. »

 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/saint-nazaire-quoi-ont-servi-les-travaux-chez-cargill-5533259

 

Les bonnes perspectives de profit des cultures oléagineuses ont poussé les agriculteurs ukrainiens à développer d’autres cultures comme le tournesol (plus de 4,4 millions d’hectares chaque année pour une récolte de 6,8 millions de tonnes en 2010), mais aussi le colza (1,5 millions d’hectares) et le soja (1 million d’hectares), alors que ces cultures n’existaient pratiquement pas en Ukraine il y a 5 ans.

Il est cependant à noter qu’à part l’huile de tournesol, aucune autre culture oléo-protéagineuse n’est triturée sur place, et que la totalité de la production de colza, grandement stimulée par le développement mondial des biocarburants, est exportée soit vers les marchés d’Asie (Pakistan, Bengladesh), soit vers les usines occidentales de biodiesel.

Comme on le voit, les nouveaux exploitants agricoles ukrainiens ont privilégié le développement des grandes cultures végétales, facilement exportables et qui nécessitent moins de capital et de main d’œuvre. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui avec l’arrivée récente des agro-holdings."

 

 

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05 février 2018

L’Ukraine, futur Brésil européen

L’Ukraine, futur Brésil européen

 

Dotée d’un énorme potentiel agricole et de méga entreprises agroalimentaires, l’Ukraine pourrait devenir le Brésil des années 2020… aux portes de l’Union européenne.

 

Grenier à blé de l’Union soviétique des belles années, l’Ukraine est revenue sur la scène internationale du commerce des grains au cours des années 2000. Et c’est depuis peu qu’elle émerge comme un nouvel opérateur international sur les marchés de la viande de poulet et des œufs. Depuis son indépendance en 1991, à la chute de l’empire soviétique, l’Ukraine a vu son agriculture profondément évoluer. La décennie 90 a été celle de l’effondrement économique qui a plongé dans une quasi-économie de guerre un pays non préparé à l’ouverture au marché. Vivant sous un régime économique planifié, l’élite dirigeante sans repère a d’abord été incapable de s‘adapter à une économie concurrentielle. À l’échelle industrielle, la production animale a quasiment disparu alors que la production locale de subsistance survivait. Le nouvel élan est venu à partir de 1998 avec la réforme du secteur agricole. Les terres ont été privatisées et sont non-cessibles, mais elles peuvent être louées. Aujourd’hui, coexistent trois formes d’agriculture issues du démantèlement des systèmes collectifs et de la privatisation foncière (« la terre à ceux qui la travaillent »). La première catégorie d’exploitants regroupe environ 7 millions de villageois sur quelques hectares au maximum, élevant aussi pour leur propre consommation et vendant localement leurs excédents. Ils occuperaient 40 % des terres. L’extrême majorité d’entre eux alimente une économie informelle mal connue des statistiques officielles, par ailleurs approximatives. La seconde catégorie regroupe environ 55 000 exploitations familiales ou sociétaires pouvant atteindre jusqu’à 10 000 hectares. Elles détiendraient environ 35 % du territoire agricole et produiraient 45 % du résultat agricole national (15 % en volaille et 50 % en œufs). Enfin les entreprises agricoles ou « agro holdings » sont moins de 200, avec des surfaces louées pouvant dépasser les 100 000 hectares, la plus importante revendiquant de 650 000 hectares (Ukrlandfarming). Elles occuperaient 15 à 20 % de l’espace agricole.

Le redémarrage à marche forcée

Les agro holdings ont été bâties à l’initiative d’hommes d’affaires proches du pouvoir politique à partir de la fin des années 90. Ces « oligarques » ont parfois acquis des biens de manière douteuse, comme ailleurs (industrie, métallurgie). Cette proximité entre pouvoir politique et pouvoir économique (l’un servant l’autre et vice-versa) est acceptée par la société dans la mesure où le peuple peut en bénéficier par des emplois et par l’augmentation de la richesse globale. Mais cela se manifeste aussi par une vaste corruption qui touche toute la société.

Dotés d’appuis, ces hommes d’affaires purent louer les terres que ne pouvaient pas exploiter les petits paysans, faute d’argent et d’équipements. Les agro holdings ont aussi rempli le rôle social des anciens kolkhozes, en employant une partie des ruraux qui louent leurs terres. Ces sociétés ont commencé par produire des matières végétales, puis certaines se sont spécialisées dans le poulet ou dans l’œuf. Lorsque la crise des pays asiatiques s’est répandue en Europe de l’Est, cette élite d’oligarques a été financièrement encouragée à redévelopper l’agroalimentaire pour nourrir la population. À commencer par la volaille qui peut rapidement fournir des protéines à bas prix.

Intégration verticale poussée à l’extrême

Pour Alex Lissitsa, pdg d’Industrial milk company (IMC) et président du club ukrainien des agro holdings (Ukab), « la caractéristique de ces entreprises est d’avoir dû constituer une chaîne d’approvisionnement complète du champ à l’assiette. » Tous les maillons de production sont intégrés. En matière d’élevage, les entrepreneurs se sont fournis en génétique, en équipements et en méthodologie ayant fait leurs preuves dans les pays développés. Ces moyens ont été appliqués à grande échelle. Un site d’élevage de poulets se conçoit avec au moins une dizaine de bâtiments. De plus, explique Jean-Jacques Hervé, successivement ex-conseiller du ministre de l’Agriculture et du Crédit Agricole en Ukraine jusqu’en juillet, les fournisseurs étrangers ont accordé des crédits qui ont permis de démarrer avec peu. Par la suite, ces entreprises ont fait appel à des financements étrangers (fonds d’investissements, banques…), notamment en étant cotées sur des bourses européennes (Varsovie, Londres, Francfort). C’était aussi un moyen de se protéger de prises de controles forcées.

Un marché demandeur et ouvert

Structurellement déficitaire, le marché ukrainien a absorbé tout les produits frais qui se sont peu à peu substitués aux importations de viande congelée. Ce qui a permis aux premières agro holdings de se développer très rapidement. Les deux leaders, Avangardco en œuf et Mironovsky en poulet, revendiquent plus de 50 % du marché chacun. En moins de dix ans, le niveau de production d’avant l’indépendance a été dépassé et le marché intérieur s’est saturé. La production industrielle est passée de 20 000 tonnes en 2000 à 650 000 t en 2009 et 975 000 t en 2015. Aujourd’hui, la consommation annuelle par tête atteindrait les 24 kg de volaille (sur un total de 51 kg) et les 270 œufs, mais elle devrait plafonner, compte tenu de la crise sévissant depuis fin 2013.

Une stratégie clairement exportatrice

Après avoir saturé leur marché, les agro holdings se sont tournées vers l’exportation, à la fin des années 2000 en œuf et depuis 2013 en volaille. Elle a débuté vers les ex-pays soviétiques (Biélorussie, Kazakhstan, Moldavie, Russie…) puis vers le Proche et Moyen-Orient géographiquement proches. Depuis fin 2013, la stratégie expansionniste change de cible avec le conflit russo-ukrainien. L’annexion de la Crimée par la Russie et la guerre civile à l’Est se sont soldées par la fermeture du marché russe et de ses satellites. Dans ces régions, certaines agro holdings ont perdu des consommateurs, des terres et des outils industriels. La crise économique a ralenti la consommation et fait chuter les rentabilités. La forte dévaluation de la grivna(1) a renchéri les coûts d’importation mais rendu les produits exportés plus compétitifs. Au bout du compte, avec des coûts de main-d’œuvre et d’alimentation quasi équivalents à ceux du Brésil ou de l’Argentine, les produits ukrainiens ont des atouts à faire valoir, notamment sur l’Europe, surtout depuis la signature de l’accord d’association en 2014.

Cette stratégie d’expansion et cette compétitivité peuvent inquiéter les entreprises et les éleveurs de l’UE, car il est possible d’expédier du poulet frais en Allemagne ou aux Pays-Bas en moins de 48 heures. Pour l’instant, les quotas à droit nul sont modérés, mais jusqu’à quand ? Selon Serguei Karpenko, représentant de l’union des agro-holdings avicoles, « les Ukrainiens sont prêts à expédier dix fois plus pour prendre la place des brésiliens et des thaïlandais, sans concurrencer les producteurs européens. » Les produits ukrainiens sont-ils compétitifs même en payant des droits à taux plein ? Ayant investi aux Pays-Bas, MHP veut le croire. Dans l’œuf, la situation est presque similaire. Dans un contexte de surproduction, l’export est actuellement le seul débouché rémunérateur.

 

http://aviculture.reussir.fr/actualites/l-ukraine-futur-bresil-europeen:KBSEBDZ8.html

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04 février 2018

L'agriculture peut-elle sauver l'Ukraine?

L'agriculture peut-elle sauver l'Ukraine?

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Pour certains, l'agriculture ukrainienne constitue la "botte secrète" qui pourrait contribuer à sauver le pays de la crise. Possible, mais pas sûr. Loin de là...

"L'Ukraine n'est pas seulement un grand pays agricole, c'est une superpuissance verte qui, bientôt, rayonnera dans le monde." A Kiev, malgré la crise politique, le risque de partition du pays et le marsasme économique, certains osent parler d'avenir radieux. Et se raccrochent à cet ultime espoir: demain, l'agriculture sauvera l'Ukraine. 

"Personne n'y prête attention, mais les céréales, c'est la botte secrète du pays", s'enthousiasme Jean-Jacques Hervé, éminent spécialiste des questions agricoles ukrainiennes, en poste à Kiev pour le compte de la banque Crédit Agricole. "Grenier à blé de l'Europe à la fin du 19è siècle, puis garant de la sécurité alimentaire de l'Union soviétique au 20è, cette nation de 600.000 kilomètres carrés reste aujourd'hui un géant agricole aux frontières de l'Union européenne." 

Pays de 45,5 millions d'habitants, l'Ukraine bénéficie d'avantages comparatifs remarquables, notamment son fameux "tchernoziom", ou "terres noires"', un type de sol particulièrement fertile, très bien arrosé (par le Dniepr et ses affluents) et résistant aux sécheresses. 

A cela s'ajoute sa position géographique, au bord de la mer Noire, qui est idéale. C'est là en effet que se trouvent ses ports d'exportation vers l'Union européenne (principalement le Portugal et l'Espagne), l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, bref tout le bassin méditérranéen et, dans une moindre mesure, vers l'Asie. 

il faut noter que la totalité de ces ports se trouvent dans la partie occidentale du pays (Odessa, Illitchiovsk, Nikolaiev, Youzhny), de sorte que la capacité d'exportation de l'Ouest, contrôlé par Kiev, ne serait pas affectée en cas de partition. 

Pays agricole par excellence, l'Ukraine produit des céréales (blé, orge, maïs, tournesol) mais aussi du lait et des volailles. L'agriculture représente près de 15% du produit intérieur brut (PIB). Il constitue aussi le premier poste d'exportation dans la balance commerciale et emploie 16% de la population active. 

"Après les Etats-Unis et l'Union européenne, l'Ukraine est déjà le troisième exportateur mondial de céréales", s'enthousiasme Jean-Jacques Hervé, qui décrit un secteur en plein boum. "Les capacités portuaires et de stockage se modernisent à vitesse grand V depuis quelques années. Voilà huit ans, le pays parvenait difficilement charger plus de 8 millions de tonnes par an. Aujourd'hui, il en charge 4 millions par mois." 

En dépit de ce tableau idyllique, la ruée des investisseurs n'est pas à l'ordre du jour. Certes, en 2013, l'agriculture était sur le point de permettre à l'Ukraine de sortir de la récession. Mais la révolution de Maïdan, le renversement du président Viktor Ianoukovitch et les tensions avec la Russie qui s'en sont suivies, ont gâché cette lueur d'espoir. "Le climat n'est pas favorable", admet notre banquier qui tente de se rassurer: "A long terme, je suis convaincu que les choses changeront." 

Conseiller technique auprès du gouvernement ukrainien pour les questions agricoles, la gersois Henri Barnabot estime, pour sa part, que l'agriculture demeure une richesse ukrainienne largement sous-exploitée: "Ce secteur a théoriquement la capacité de doubler sa production d'ici dix ou quinze ans, mais il y a au moins deux problème à régler: le système de crédit et la corruption." Aujourd'hui, les taux d'intérêts, qui constituent un facteur clé dans tout projet de développement agricole, sont prohibitifs et empêchent tout décollage agricole: ils se situent autour de 25%..." 

Quant à l'autre problème, celui de la corruption, il n'est pas moins aigu. Dans la région de Donetsk, Iouri Soumietz, qui possède une des plus grandes exploitations de pommes de terres des environs résume la situation: "Sous Ianoukovitch, il nous fallait provisionner 10% de nos bénéfices pour "les rats", ainsi que nous avions coutume de désigner les fonctionnaires mafieux qui nous rackettaient systématiquement sous couvert de contrôles sanitaires, de formalités administratives, de taxes et de tracasseries en tous genres." 

La corruption était pratiquée à tous les étages, depuis l'échelon communal, jusqu'au sommet de l'Etat. A Kiev, un diplomate européen se souvient que l'ancien ministre de l'Agriculture prélevait dix dollars sur chaque tonne exportée. Or l'Ukraine exporte des dizaines de millions de tonnes de céréales chaque année. "Lorsqu'il venait à Paris, ce monsieur descendait à l'hotel Ritz, précise-t-il. Il avait l'air gentil; cependant, c'était un vrai bandit. Quant à son beau-frère, qui présidait le comité phyto-sanitaire, on a trouvé 1,6 million de dollars en liquide chez lui au moment de la fuite du président Ianoukovitch..." 

Reste à savoir si le nouveau pouvoir sera plus vertueux. "Il faut absolument que les Ukrainiens sortent de ce système de corruption qui a conduit à l'asphixie financière du pays, note le diplomate. A force de tirer sur la corde, ils ont scié leur propre branche et ils ont cassé le pays."  

Un ancien investisseur français, qui a investi pendant une décennie dans le secteur agricole ukrainien, avant de quitter définitivement le pays, n'est guère optimiste: "Bien sûr que, sur le papier, l'Ukraine possède le plus gros potentiel agricole de toute l'Europe. Mais qui va vouloir investir dans un pays où les mafieux font la loi? La vérité, c'est que le pays devrait déjà avoir atteint le double de son développement actuel. Le seul problème, c'est que le sport national consiste à inventer des taxes pour racketter les entrepreneurs. Actuellement, le coût de chargement d'un bateau est deux fois plus élevé que partout ailleurs dans le monde, et cela sans aucune raison valable." 

Selon ce businessman échaudé, le "miracle ukrainien" est une formule éculée. "Ce miracle, c'est le miroir aux alouettes! En réalité, accuse-t-il, sous couvert d'anonymat, l'Ukraine est le seul endroit au monde où il est impossible de bosser. J'y ai investi pendant dix ans et cela ne m'a pas rapporté un rond. L'Ukraine fut mon chemin de croix. Et, jusqu'à preuve du contraire, il ne faut guère se faire d'illusion. Lle nouveau gouvernement ne voudra pas ou ne pourra pas en finir avec la corruption."  

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-agriculture-peut-elle-sauver-l-ukraine_1512011.html

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03 février 2018

France Diplomatie

 

Dans le contexte de sécurité en Ukraine, la plus grande prudence est recommandée.

En cas d’urgence, l’ambassade de France est joignable pendant les horaires d’ouverture au 00 380 44 590 36 00.

En cas d’urgence grave en dehors des heures d’ouverture au public, l’ambassade peut être contactée au 00 380 50 357 65 84.

Dans l’Est du pays, la situation demeure tendue sur toute la ligne de front, de Marioupol à Louhansk. Depuis le début du conflit, plusieurs localités ont été touchées. Le bilan humain des affrontements s’élève à plus de 10 000 morts. Certains points de passage et plusieurs infrastructures font l’objet d’attaques.

Risques encourus et recommandations associées
Criminalité

Les étrangers, facilement repérables, sont des cibles privilégiées des vols et escroqueries. Aussi convient-il de suivre les recommandations suivantes :

  • éviter de porter de grosses sommes d’argent dans les marchés, gares, et autres lieux publics ;
  • faire attention aux pickpockets dans les lieux publics et les transports en commun : surveiller les sacs, portefeuilles et objets de valeurs (bijoux, appareils photos, etc.) ;
  • retirer les valeurs du vêtement avant de le laisser sur le dossier d’une chaise ou de le remettre au vestiaire ;
  • être particulièrement prudent dans les trains de nuit, où des bandes de malfrats ou de personnes ivres sont susceptibles d’agir (louer de préférence un compartiment à plusieurs voyageurs) ;
  • être vigilant dans les hôtels et les appartements loués et veiller à verrouiller la porte pendant la nuit ;
  • être vigilant dans le choix de ses fréquentations, notamment lors de nouvelles rencontres, se méfier en particulier des formes dissimulées de prostitution. Éviter les bars de rencontre (où arrivent la plupart des incidents signalés à l’ambassade).
  • vigilance accrue lors de la consommation de boissons dans des lieux publics (bars, …) : plusieurs cas signalés concernant des ressortissants français qui ont été victimes de vols et/ou menacés après avoir ingéré des substances chimiques paralysantes ou soporifiques mélangées à leur insu dans leurs boissons.
  • à Kiev : des vols ont été signalés à plusieurs reprises dans le quartier de la gare ferroviaire.
Risques nucléaires ou industriels

Le risque nucléaire a sensiblement diminué depuis la mise à l’arrêt définitive en décembre 2000 du dernier réacteur de type Tchernobyl. Quatre centrales nucléaires sont en activité en Ukraine (à Zaporishshya, Rivne, Sud-Ukraine, Khmelnistsky) équipées de réacteurs de type VVER, proches de ceux existant en France. 
Le risque industriel est en revanche réel à travers le pays du fait de la forte concentration d’industries lourdes dans un contexte de basses normes environnementales, de stocks de carburants, de dépôts d’armes et de munitions anciens et mal entretenus.

Précautions de base à respecter en cas d’accident nucléaire : rejoindre un lieu clos et se mettre à l’abri, brancher la télévision ou la radio afin de connaître l’origine de l’accident, les informations ou les consignes diffusées par les autorités et contacter l’ambassade. Ne pas sortir de chez soi tant que l’alerte n’est pas levée.

Zones de vigilance
Zones formellement déconseillées

Partie du Donbass qui échappe au contrôle gouvernemental

ll est formellement déconseillé de se rendre dans les secteurs des régions administratives (oblasts) du Donetsk et de Louhansk qui échappent au contrôle gouvernemental. L’accès à ces zones est soumis à un régime spécial d’autorisation.

Dans le Donbass affecté par le conflit, certaines infrastructures, notamment des voies de communication, sont minées. Des munitions non explosées sont présentes dans la région ; le risque est très élevé à proximité de la ligne de front et dans certaines zones urbaines où des combats se sont déroulés.

Les autorités ukrainiennes interdisent l’accès du reste du pays aux étrangers entrés en Ukraine par la partie de la frontière ukraino-russe sous contrôle des séparatistes. La présentation d’un passeport est requise à l’entrée comme à la sortie de certaines zones dans l’est.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Les abords immédiats de la ligne de front, sur une distance d’environ 10 km, sont déconseillés sauf raison impérative.

1. Situation en Crimée

Il est recommandé aux Français de ne pas se rendre en Crimée sauf raison impérative.

L’entrée et le séjour en Crimée sont soumis à l’obtention d’une autorisation préalable des autorités ukrainiennes et au passage par des itinéraires clairement définis. L’entrée en Crimée par voie terrestre est limitée aux points de passage routiers de Kalanchak, Chapkynka et Chongar, et ferroviaires de Kherson, Melitopol, Vadym et Novoolesiivka.

L’entrée non autorisée en Crimée, y compris par voie aérienne et maritime en provenance d’un pays tiers, est passible de sanctions pénales en Ukraine. 
Les liaisons aériennes, ferroviaires et par car vers la Crimée sont suspendues.

Les voyageurs entrant en Crimée, avec autorisation des autorités locales de Crimée, par voie aérienne ou maritime depuis un autre pays, ne sont pas autorisés à quitter la Crimée par voie terrestre.
Les informations pratiques nécessaires peuvent être obtenues auprès de l’ambassade d’Ukraine en France (http://france.mfa.gov.ua/fr).
La Fédération de Russie demande aux ressortissants étrangers qui souhaitent se rendre dans la péninsule de solliciter un visa russe, ce qui est contraire au droit international.

2. Donbass contrôlé par les autorités ukrainiennes

La circulation dans cette région est soumise à des contrôles aléatoires pouvant entraver les déplacements.

Zones en vigilance renforcée

1. Zone dite d’exclusion de Tchernobyl et Pripiat

Suite à la catastrophe de Tchernobyl, une zone dite d’exclusion de 30 km a été mise en place par les autorités ukrainiennes. Cette zone qui inclut les villes de Tchernobyl et de Pripiat, est délimitée par la frontière biélorusse et par les localités suivantes : Strakholissya, Medvin, Gubin, Dytyatky, Stari Sokoly, Novi Sokoly, Tcheremoshnya, Martynovychy, Zelena, Polyanalimitee, Polisske et Viltcha.

L’entrée et le séjour dans cette zone sont soumis à autorisation du ministère de l’Environnement. Les voyageurs souhaitant accéder à cette zone d’exclusion et visiter le site de Tchernobyl et ses environs doivent nécessairement recourir aux services d’une des tour-opérateurs spécialisés.

En cas d’infraction, les contrevenants sont soumis aux peines administratives et criminelles prévues par la loi ukrainienne.

Le déplacement dans cette zone nécessite de respecter des règles sanitaires de précaution (cf. Rubrique Santé).

2. Vigilance renforcée sur le reste du territoire ukrainien

Le reste du territoire est en vigilance renforcée. Il convient de se tenir informé et d’éviter les rassemblements et manifestations. A Kiev, il est recommandé d’éviter de se promener seul à la tombée de la nuit notamment dans les parcs ou les zones boisées et sur les îles du Dniepr.

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Recommandations générales
"Coup du portefeuille"

A Kiev, plusieurs bandes pratiquent dans le centre-ville le "coup du portefeuille". Des individus, feignant d’avoir découvert un portefeuille sur le trottoir, repèrent un étranger à qui ils proposent d’en partager le contenu. Un comparse se présentant alors comme le propriétaire du portefeuille, accuse les uns et les autres de vol, et exige de vérifier les portefeuilles des intéressés. En quelques instants, le pickpocket subtilise l’argent et les cartes bancaires des touristes.

Utilisation des cartes de paiement

L’utilisation des cartes de paiement pose souvent des problèmes en Ukraine. Des cas d’opérations frauduleuses ainsi que de piratage sont régulièrement signalés. 
Il est donc recommandé :

  • dans toute la mesure du possible, de privilégier les règlements en numéraire ;
  • de ne jamais laisser un employé s’éloigner avec une carte bancaire et de bien suivre les différentes étapes du paiement ;
  • de contrôler régulièrement les montants des retraits et paiements effectués et, le cas échéant, signaler rapidement à la banque toute anomalie.
Escroquerie sur Internet

Un grand nombre d’agences matrimoniales sont spécialisées dans les contacts entre jeunes femmes ukrainiennes et ressortissants étrangers. Certaines de ces agences, qui travaillent sur internet, proposent à leurs clients des forfaits couvrant un ensemble de services (transfert depuis l’aéroport de Kiev, achat de billets d’avion sur les lignes intérieures, réservations d’hôtel ou location d’un appartement, organisation de rencontres avec des jeunes femmes) moyennant un prépaiement par carte de crédit depuis l’étranger. Après le versement des sommes demandées, le "prestataire" disparaît.

Compétitions sportives

L’agression en marge d’un match de football de plusieurs dizaines de supporteurs français à l’arme blanche, le 11 décembre 2014 dans le centre de Kiev, tout comme les incidents survenus au stade Olympique de Kiev à l’occasion d’une rencontre intervenue le 26 février 2015 doivent inciter les voyageurs envisageant de se rendre en Ukraine dans le cadre d’une manifestation sportive à faire preuve de vigilance. Il est recommandé d’être particulièrement prudent, discret, et de se tenir à l’écart des rassemblements sur la voie publique.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international déconseille formellement le déplacement de supporteurs de clubs de football français en Ukraine.

 

 

Dans le contexte de sécurité en Ukraine, la plus grande prudence est recommandée.

En cas d’urgence, l’ambassade de France est joignable pendant les horaires d’ouverture au 00 380 44 590 36 00.

En cas d’urgence grave en dehors des heures d’ouverture au public, l’ambassade peut être contactée au 00 380 50 357 65 84.

Dans l’Est du pays, la situation demeure tendue sur toute la ligne de front, de Marioupol à Louhansk. Depuis le début du conflit, plusieurs localités ont été touchées. Le bilan humain des affrontements s’élève à plus de 10 000 morts. Certains points de passage et plusieurs infrastructures font l’objet d’attaques.

Risques encourus et recommandations associées
Criminalité

Les étrangers, facilement repérables, sont des cibles privilégiées des vols et escroqueries. Aussi convient-il de suivre les recommandations suivantes :

  • éviter de porter de grosses sommes d’argent dans les marchés, gares, et autres lieux publics ;
  • faire attention aux pickpockets dans les lieux publics et les transports en commun : surveiller les sacs, portefeuilles et objets de valeurs (bijoux, appareils photos, etc.) ;
  • retirer les valeurs du vêtement avant de le laisser sur le dossier d’une chaise ou de le remettre au vestiaire ;
  • être particulièrement prudent dans les trains de nuit, où des bandes de malfrats ou de personnes ivres sont susceptibles d’agir (louer de préférence un compartiment à plusieurs voyageurs) ;
  • être vigilant dans les hôtels et les appartements loués et veiller à verrouiller la porte pendant la nuit ;
  • être vigilant dans le choix de ses fréquentations, notamment lors de nouvelles rencontres, se méfier en particulier des formes dissimulées de prostitution. Éviter les bars de rencontre (où arrivent la plupart des incidents signalés à l’ambassade).
  • vigilance accrue lors de la consommation de boissons dans des lieux publics (bars, …) : plusieurs cas signalés concernant des ressortissants français qui ont été victimes de vols et/ou menacés après avoir ingéré des substances chimiques paralysantes ou soporifiques mélangées à leur insu dans leurs boissons.
  • à Kiev : des vols ont été signalés à plusieurs reprises dans le quartier de la gare ferroviaire.
Risques nucléaires ou industriels

Le risque nucléaire a sensiblement diminué depuis la mise à l’arrêt définitive en décembre 2000 du dernier réacteur de type Tchernobyl. Quatre centrales nucléaires sont en activité en Ukraine (à Zaporishshya, Rivne, Sud-Ukraine, Khmelnistsky) équipées de réacteurs de type VVER, proches de ceux existant en France. 
Le risque industriel est en revanche réel à travers le pays du fait de la forte concentration d’industries lourdes dans un contexte de basses normes environnementales, de stocks de carburants, de dépôts d’armes et de munitions anciens et mal entretenus.

Précautions de base à respecter en cas d’accident nucléaire : rejoindre un lieu clos et se mettre à l’abri, brancher la télévision ou la radio afin de connaître l’origine de l’accident, les informations ou les consignes diffusées par les autorités et contacter l’ambassade. Ne pas sortir de chez soi tant que l’alerte n’est pas levée.

Zones de vigilance
Zones formellement déconseillées

Partie du Donbass qui échappe au contrôle gouvernemental

ll est formellement déconseillé de se rendre dans les secteurs des régions administratives (oblasts) du Donetsk et de Louhansk qui échappent au contrôle gouvernemental. L’accès à ces zones est soumis à un régime spécial d’autorisation.

Dans le Donbass affecté par le conflit, certaines infrastructures, notamment des voies de communication, sont minées. Des munitions non explosées sont présentes dans la région ; le risque est très élevé à proximité de la ligne de front et dans certaines zones urbaines où des combats se sont déroulés.

Les autorités ukrainiennes interdisent l’accès du reste du pays aux étrangers entrés en Ukraine par la partie de la frontière ukraino-russe sous contrôle des séparatistes. La présentation d’un passeport est requise à l’entrée comme à la sortie de certaines zones dans l’est.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Les abords immédiats de la ligne de front, sur une distance d’environ 10 km, sont déconseillés sauf raison impérative.

1. Situation en Crimée

Il est recommandé aux Français de ne pas se rendre en Crimée sauf raison impérative.

L’entrée et le séjour en Crimée sont soumis à l’obtention d’une autorisation préalable des autorités ukrainiennes et au passage par des itinéraires clairement définis. L’entrée en Crimée par voie terrestre est limitée aux points de passage routiers de Kalanchak, Chapkynka et Chongar, et ferroviaires de Kherson, Melitopol, Vadym et Novoolesiivka.

L’entrée non autorisée en Crimée, y compris par voie aérienne et maritime en provenance d’un pays tiers, est passible de sanctions pénales en Ukraine. 
Les liaisons aériennes, ferroviaires et par car vers la Crimée sont suspendues.

Les voyageurs entrant en Crimée, avec autorisation des autorités locales de Crimée, par voie aérienne ou maritime depuis un autre pays, ne sont pas autorisés à quitter la Crimée par voie terrestre.
Les informations pratiques nécessaires peuvent être obtenues auprès de l’ambassade d’Ukraine en France (http://france.mfa.gov.ua/fr).
La Fédération de Russie demande aux ressortissants étrangers qui souhaitent se rendre dans la péninsule de solliciter un visa russe, ce qui est contraire au droit international.

2. Donbass contrôlé par les autorités ukrainiennes

La circulation dans cette région est soumise à des contrôles aléatoires pouvant entraver les déplacements.

Zones en vigilance renforcée

1. Zone dite d’exclusion de Tchernobyl et Pripiat

Suite à la catastrophe de Tchernobyl, une zone dite d’exclusion de 30 km a été mise en place par les autorités ukrainiennes. Cette zone qui inclut les villes de Tchernobyl et de Pripiat, est délimitée par la frontière biélorusse et par les localités suivantes : Strakholissya, Medvin, Gubin, Dytyatky, Stari Sokoly, Novi Sokoly, Tcheremoshnya, Martynovychy, Zelena, Polyanalimitee, Polisske et Viltcha.

L’entrée et le séjour dans cette zone sont soumis à autorisation du ministère de l’Environnement. Les voyageurs souhaitant accéder à cette zone d’exclusion et visiter le site de Tchernobyl et ses environs doivent nécessairement recourir aux services d’une des tour-opérateurs spécialisés.

En cas d’infraction, les contrevenants sont soumis aux peines administratives et criminelles prévues par la loi ukrainienne.

Le déplacement dans cette zone nécessite de respecter des règles sanitaires de précaution (cf. Rubrique Santé).

2. Vigilance renforcée sur le reste du territoire ukrainien

Le reste du territoire est en vigilance renforcée. Il convient de se tenir informé et d’éviter les rassemblements et manifestations. A Kiev, il est recommandé d’éviter de se promener seul à la tombée de la nuit notamment dans les parcs ou les zones boisées et sur les îles du Dniepr.

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Recommandations générales
"Coup du portefeuille"

A Kiev, plusieurs bandes pratiquent dans le centre-ville le "coup du portefeuille". Des individus, feignant d’avoir découvert un portefeuille sur le trottoir, repèrent un étranger à qui ils proposent d’en partager le contenu. Un comparse se présentant alors comme le propriétaire du portefeuille, accuse les uns et les autres de vol, et exige de vérifier les portefeuilles des intéressés. En quelques instants, le pickpocket subtilise l’argent et les cartes bancaires des touristes.

Utilisation des cartes de paiement

L’utilisation des cartes de paiement pose souvent des problèmes en Ukraine. Des cas d’opérations frauduleuses ainsi que de piratage sont régulièrement signalés. 
Il est donc recommandé :

  • dans toute la mesure du possible, de privilégier les règlements en numéraire ;
  • de ne jamais laisser un employé s’éloigner avec une carte bancaire et de bien suivre les différentes étapes du paiement ;
  • de contrôler régulièrement les montants des retraits et paiements effectués et, le cas échéant, signaler rapidement à la banque toute anomalie.
Escroquerie sur Internet

Un grand nombre d’agences matrimoniales sont spécialisées dans les contacts entre jeunes femmes ukrainiennes et ressortissants étrangers. Certaines de ces agences, qui travaillent sur internet, proposent à leurs clients des forfaits couvrant un ensemble de services (transfert depuis l’aéroport de Kiev, achat de billets d’avion sur les lignes intérieures, réservations d’hôtel ou location d’un appartement, organisation de rencontres avec des jeunes femmes) moyennant un prépaiement par carte de crédit depuis l’étranger. Après le versement des sommes demandées, le "prestataire" disparaît.

Compétitions sportives

L’agression en marge d’un match de football de plusieurs dizaines de supporteurs français à l’arme blanche, le 11 décembre 2014 dans le centre de Kiev, tout comme les incidents survenus au stade Olympique de Kiev à l’occasion d’une rencontre intervenue le 26 février 2015 doivent inciter les voyageurs envisageant de se rendre en Ukraine dans le cadre d’une manifestation sportive à faire preuve de vigilance. Il est recommandé d’être particulièrement prudent, discret, et de se tenir à l’écart des rassemblements sur la voie publique.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international déconseille formellement le déplacement de supporteurs de clubs de football français en Ukraine.

 

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/ukraine/ 

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02 février 2018

Agriculteurs : ils font leur blé en Ukraine

Agriculteurs : ils font leur blé en Ukraine

Des exploitants agricoles français font le choix de produire ailleurs, dans des pays à la main-d'oeuvre bon marché et aux règles moins contraignantes. Des céréaliers louent ainsi des surfaces en Ukraine.

 

 https://youtu.be/xjNGgPbR7z4

Des coûts de production beaucoup moins chers

Les terres ukrainiennes ne sont pas à vendre, mais disponibles à la location. L'entreprise de Jean-Paul Kihm loue en Ukraine 10 000 hectares de terres, soit la superficie de Paris. Une exploitation gigantesque qui surpasse de loin les fermes françaises et où les coûts de production des céréales sont deux à trois fois moins chers qu'en France.

 

La récole du blé. Crédit: Victor Bergeon

 

 

L'Ukraine et ses 41 millions d'hectares de terres agricoles est le nouvel Eldorado des céréaliers français. Dans ce pays en guerre avec la Russie depuis trois ans, des agriculteurs français ont délocalisé une partie de leur production de céréales. Ils sont venus chercher une terre bien plus fertile économiquement. "Selon certains spécialistes, c'est une des meilleures terres du monde", explique Jean-Paul Kihm, d'Agro KRM.

Des coûts de production beaucoup moins chers

Les terres ukrainiennes ne sont pas à vendre, mais disponibles à la location. L'entreprise de Jean-Paul Kihm loue en Ukraine 10 000 hectares de terres, soit la superficie de Paris. Une exploitation gigantesque qui surpasse de loin les fermes françaises et où les coûts de production des céréales sont deux à trois fois moins chers qu'en France.

www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculteurs-ils-font-leur-ble-en-ukraine_2557027.html 

Agro KMR, l’énorme ferme ukrainienne gérée par des Français

La terre noire d’Ukraine est l’une des plus fertiles au monde. Une quinzaine de français ont choisi de venir s’installer en Ukraine. Clément Coussens dirige l’une de ces fermes. Il nous fait entrer dans le monde surdimensionné de l’agriculture à l’ukrainienne.

L’or noir de l’Ukraine, c’est sa terre. Cette terre noire, le “tchernoziom”, s’étend sur tout le pays. Elle est considérée comme l’une  des plus fertiles au monde. Certains Français ont décidé de profiter de cette ressource extraordinaire en se délocalisant en Ukraine.

Clément Coussens dirige à Pavlohrad -à 150 kilomètres de Donetsk, dans l’est du pays- une gigantesque ferme de 10.000 hectares, baptisée Agro KMR, pour le compte de quatre agriculteurs français qui ont investi dans le projet. Sur le terrain, il mène une équipe de 35 personnes.“Pendant la période des moissons, nos 14 chauffeurs se relaient pour que le travail avance dans les champs 24 heures sur 24”, explique Clément Coussens.

Une équipe administrative composée de huit personnes s’occupe des questions légales et comptables “On pourrait croire que la France est très bureaucratique, mais l’Ukraine c’est pire. Nos équipes croulent sous la paperasse et tout n’est pas toujours très clair…”

Des difficultés vite oubliées face à la réalité des chiffres. “On a fait 6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, ça met du beurre dans les épinards” s’amuse Clément.

Des drones et des tracteurs géants

Les quatre agriculteurs français, originaires de Haute-Marne, ont lancé le projet ukrainien en 2006. “Ils continuent de vivre en France et se relaient tous les quinze jours pour venir voir comment les choses se passent ici. Ils ont 1.500 hectares en France, mais la ferme ukrainienne est aujourd’hui une vraie priorité pour eux”

Trois drones, des tracteurs dernier cri, une analyse des terrains par satellite…  la ferme Agro KMR se veut à la pointe de la technologie. “Pour travailler une telle surface, on est obligés d’avoir des outils très performants. Les drones et l’analyse satellite nous font gagner un temps fou, on sait exactement où sont situés les problèmes dans les champs, on peut analyser la densité de la terre, sa température, sa profondeur. On peut parfaitement adapter notre travail “ explique Clément Coussens.

Pour protéger les terres, les bâtiments et ces outils de haute performance, la ferme emploie 12 gardiens, qui surveillent les sites stratégiques en continu.

Iphone, voiture de fonction, sécurité sociale payée par l’entreprise et salaire six fois supérieur au salaire minimum… Pour maintenir le moral des troupes au beau fixe, les dirigeants de l’exploitation misent sur les conditions de travail des employés.  “Cet hiver, on est tous partis ensemble visiter la France, l’année d’avant, on était au ski… Nos gars sont très bons et on veut qu’ils continuent à travailler avec nous. Ça fait 10 ans qu’ils sont là et pour le moment, aucun n’a évoqué l’idée de partir”, se félicite Clément.

Avec la chute du communisme, les centaines de milliers d’hectares des kolkhozes (de gigantesques fermes contrôlées par l’Etat durant la période soviétique) ont été partagées entre tous les travailleurs. Aujourd’hui, les terres agricoles ukrainiennes appartiennent à des milliers de micro-propriétaires. Ils ne possèdent parfois que quelques ares. Ces terres sont mises en commun puis exploitées par de gigantesques fermes, telle Agro KMR.

“On loue les terres de 1500 propriétaires. Chaque année, en faisant jouer la concurrence, ils font monter les prix, explique Clément Coussens. Ces terres  représentent notre outil de travail donc on fait ce qu’il faut pour maintenir une relation stable, de confiance.”

L’ agrandissement de l’exploitation et l’ancrage de l’entreprise auprès de la population locale sont les objectifs annoncés par les dirigeants d’Agro KMR. Dans les mois à venir, des plantations de fraises devrait voir le jour. Cette production, qui demande beaucoup de main d’oeuvre, pourrait permettre de faire travailler les Ukrainiens. Une manière de créer de la richesse tout en intégrant un peu plus l’entreprise française dans la région.

Victor Bergeon

http://ukraine.blogs.la-croix.com/agro-kmr-lenorme-ferme-ukrainienne-geree-par-des-francais/2017/03/24/

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01 février 2018

TENDANCE BAISSIERE DES CEREALES ET OLEAGINEUX

PRIX DU BLÉ, MAÏS, COLZATendance « baissière » selon les acteurs des marchés des céréales et oléagineux

 mar. 30 janvier 2018 à 19:40 •  • TERRE-NET MÉDIA

Pour la deuxième fois, Agritel a réuni à Paris, vendredi 26 janvier 2018, environ 250 spécialistes des marchés des céréales et oléagineux. En notant leur appréciation sur les différents fondamentaux de marché à suivre, ces derniers estiment que la tendance sera baissière sur les marchés des céréales et des oléagineux en 2018.

Pour 2018, les perspectives de marchés pour les céréales et oléagineux s'annoncent davantage baissières qu'en 2017, selon le participants au Paris Grain Day organisé par Agritel.Pour 2018, les perspectives de marché pour les céréales et oléagineux s'annoncent davantage baissières qu'en 2017, selon les participants au Paris Grain Day organisé par Agritel. (©Terre-net Média)

Les acteurs sur les marchés céréaliers et oléagineux ne semblent pas très optimistes quant aux perspectives de prix des céréales pour 2018. La société Agritel a réuni, vendredi 26 janvier 2018, 250 spécialistes représentant des coopératives, des négoces, des sociétés de trading, des banques et entreprises françaises européennes et internationales pour la deuxième édition de son « Paris Grain Day ».

Leur « Paris Grain Day Consensus », une note globale reflétant leur appréciation des perspectives de marché pour 2018, est « baissier ». A 2,83, sur une échelle allant de 1 (très baissier), à 5 (très haussier), la note traduit un sentiment légèrement baissier des opérateurs concernant la conjoncture des matières premières agricoles, et donc sur les prix.

Cette note pour 2018 est moins élevée que celle donnée lors de la première édition du rendez-vous. En janvier 2017, les opérateurs participants avaient noté 3,79 – donc « haussière » - les perspectives de marché.

Pour établir cette note globale, tous les « drivers » - les éléments fondamentaux du marché – ont été passés en revue.

Selon les participants, les enjeux macroéconomiques et géopolitiques ne devraient pas influencer le marché, pas plus qu’en 2017. L’impact des investisseurs financiers sur les marchés a été revu légèrement à la baisse (3,25 en 2018 contre 3,57 en 2017).

De même, l’impact de la météo – le fameux « Weather market » - ne devrait avoir, ni davantage, ni moins d’influence dans les prochains mois (2,97 en 2018 comme en 2017). Certes, le phénomène météorologique La Nina, qui engendre un temps particulièrement sec aux Etats-Unis et en Argentine, et davantage de précipitations au Brésil, en Indonésie et en Malaisie, s’accentue. Mais il reste difficile d’évaluer son impact direct sur les prévisions de récoltes des pays concernés.

 

Vers de prochains records de récolte en Russie

 

Si ces trois principaux « drivers » évoluent finalement très peu aux yeux des spécialistes participants, ces derniers sont finalement plus pessimistes sur l’impact des fondamentaux propres aux marchés des céréales et des oléagineux, à savoir les niveaux de productionpour 2018 et l’évolution des stocks mondiaux.

Ainsi, pour les céréales, l’impact des fondamentaux, noté 2,57 en 2018 contre 2,98 en 2017, sera ainsi baissier. En cause notamment : l’évolution de la production russe. Andrey Sizov, consultant au sein de Sovecon, société russe spécialisée dans les marchés agricoles, estime notamment que le record de production en 2017, estimé désormais à 86 Mt, se reproduira dans les prochaines années, à la faveur d’un climat de plus en plus favorable à la culture de blés d’hiver, plus productifs que les blés de printemps.

L’influence de ces fondamentaux pour les oléagineux sera également baissière, avec une évolution plus marquée que pour les céréales. Les participants ont ainsi donné une note de 2,62 cette année contre 3,79 en 2017. Dans les prochaines années, l'huile de sojad'Amérique du Sud et l'huile de palme indonésienne seront des origines de plus en plus concurrentielles sur le marché des huiles, et donc sur celui du colza.

Selon Christophe Beaunoir, directeur commercial et responsable trading du groupe Avril, le biodiesel issu de ces huiles arrivera en volumes plus importants en Europe et en France, à un prix identique à celui du pétrole brut. Des importations croissantes qui impacteront la production de colza en France.

Ce regard baissier des participants au  « Paris Grain Day » sur les marchés des matières premières agricoles tranche quelque peu avec l'analyse d'Offre et demande agricole. Mi-janvier, la société de conseil se disait au contraire plutôt optimiste sur l'évolution des prix. Malgré une parité euro-dollar défavorable pour les producteurs français, les prix pourraient, selon ODA, évoluer à la hausse grâce à la reprise de la croissance mondiale.

 

https://www.terre-net.fr/marche-agricole/actualite-marche-agricole/article/tendance-baissiere-selon-les-acteurs-des-marches

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02 novembre 2017

Doux : le plan de la dernière chance, "alliance avec le Diable

Le groupe Doux va délocaliser sa production bas de gamme en Ukraine. Le dossier est traité directement avec l'Élysée.

Situation compliquée pour le groupe volailler breton Doux. Victime de la concurrence brésilienne, l'entreprise lance un plan de la dernière chance. Elle va délocaliser sa production bas de gamme hors de France.

Un dossier traité par l'Élysée. Au cours des dernières années, les pertes se sont accumulées chez Doux. Après 36 millions d'euros l'an dernier, le volailler devrait encore perdre 38 millions d'euros cette année. Et le groupe doit également s’acquitter de 70 millions d'euros de pénalité infligées par l'Europe pour avoir surdosé de l'eau dans des poulets surgelés. Le dossier est désormais tellement grave que, selon les informations d'Europe 1, il est traité en direct par l'Elysée. 

Vers une délocalisation en Ukraine. Pour sauver l'entreprise, le volailler envisage de délocaliser sa production bas de gamme en Ukraine et de développer la valeur ajoutée en France. Mais pour y arriver, le groupe doit d'abord trouver 100 millions d'euros en urgence. "On est plus compétitif par rapport à d'autres pays. Quelques années en arrière, on était le premier producteur européen de volaille et aujourd'hui, on est pratiquement au bord du gouffre. Soit on passe par une transformation pour essayer de préserver cette activité, soit on existera plus", considère Nadine Hourmant, déléguée FO. Même si elle dénonce cette délocalisation, elle considère néanmoins que "soit on fait une alliance avec le Diable, soit on meurt".

Baisse de la production. Et la situation presse. Si Doux produisait quatre millions de poulets par semaine en 2016, il est désormais sous la barre des trois millions. Une situation qui ne devrait pas permettre à l'entreprise d'éviter un nouveau plan social.

 

http://www.europe1.fr/economie/doux-le-plan-de-la-derniere-chance-une-alliance-avec-le-diable-3481130

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22 octobre 2017

La FAO contribue à renforcer le secteur des produits laitiers en Ukraine

La FAO contribue à renforcer le secteur des produits laitiers en Ukraine

L’appui de la FAO au secteur laitier porte ses fruits.

Points clés

En Ukraine, le secteur commercial des produits laitiers commence à se redresser après la nette contraction observée ces dernières années, grâce à la production de lait de qualité et l’accès à de nouveaux marchés étrangers. Cette reprise s’est amorcée malgré les turbulences politiques et économiques en Ukraine et l’effondrement sans précédent des cours mondiaux du lait. Ces résultats sont dûs en grande partie à la FAO et à La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui ont toutes deux appuyé la création du Groupe de travail (GT) du secteur des produits laitiers ukrainiens en 2013. Le GT du secteur des produits laitiers est le fruit d’une collaboration entre les principaux producteurs et transformateurs de lait, les principales associations industrielles, des scientifiques, des analystes et des représentants du gouvernement. Le groupe vise à développer des mécanismes transparents en matière de politique sur les produits laitiers et des indicateurs du marché du lait communément acceptés. Il s’efforce également de renforcer les capacités, de prodiguer des conseils juridiques et de procéder à des analyses du marché par le biais d’un dialogue fructueux entre les secteurs public et privé. Grâce à l’appui de la FAO en matière de connaissances et de facilitation, le GT contribue de façon significative à moderniser le secteur commercial des produits laitiers et à le rendre plus productif et plus durable que jamais.

Le secteur du lait et des produits laitiers en Ukraine montre des signes de redressement après une période de stagnation pendant laquelle les producteurs ont peiné à livrer des matières premières de haute qualité. Avec le soutien de la FAO, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et du Groupe de travail (GT) du secteur des produits laitiers ukrainien, le secteur commence à montrer les signes d'une plus grande efficacité, productivité et inclusivité.

Le GT a joué un rôle déterminant dans la modification de la législation ukrainienne – y compris en introduisant de nouvelles normes de qualité et de sécurité sanitaire – et l’élaboration de modèles d’investissement en faveur de l'industrialisation. Les dialogues réguliers entre le gouvernement et le secteur privé concernant les nouveautés du secteur des produits laitiers, des initiatives clés en matière de législation, les normes et les tendances du marché, constituent désormais un instrument important pour favoriser un processus d’élaboration des politiques transparent.

«Le dialogue actif entre les entreprises agroalimentaires et le Gouvernement ukrainien est un facteur clé qui contribue au développement du secteur. Il a permis de créer un environnement politique plus transparent, propice à l'investissement et il contribue à diversifier les débouchés d'exportation pour les produits laitiers», déclare Victoria Zinchukresponsable des agro-industries à la BERD.

Transfert des connaissances
Informer les producteurs de produits laitiers et les experts de l'industrie des développements du marché et des derniers savoir-faire techniques joue un rôle prépondérant dans la transformation de l'industrie des produits laitiers. Dans cette optique, la FAO et la BERD ont organisé en 2014 un voyage d'études pour les membres du GT dans certaines régions clés productrices de lait aux États-Unis.

Le Groupe a visité des fermes, des coopératives laitières, une usine de transformation de produits laitiers et des centres de recherche et de vulgarisation, ce qui a permis à ses membres d’acquérir des connaissances précieuses sur les nouvelles technologies et méthodes de production ainsi que sur les pratiques commerciales modernes relatives aux produits laitiers.

«Les fermes dans le Wisconsin représentent 14 pour cent de la production totale de lait des États-Unis et nous avons tiré des leçons de l'ensemble de la chaîne de valeur des produits laitiers de cet État – de la recherche scientifique et recherche appliquée aux coopératives commerciales en passant par les services de vulgarisation, la production, et la transformation», a déclaré Denys Serhiyenko, Directeur de la ferme laitière «Ponory» Ltd.

«Dans ma vie, j’ai participé à de nombreux voyages d'étude sur les produits laitiers, mais celui-là était le plus intéressant de tous. J'ai beaucoup appris sur les technologies d'alimentation des veaux, l'élevage, la culture de la luzerne et la production d'aliments pour animaux. Les approches technologiques utilisées dans cette fromagerie américaine nous ont conduits à repenser nos processus de fabrication du fromage, un changement que nous sommes en train de mettre en place dans notre usine», a ajouté M. Anatoliy Volkov, Directeur de la ferme «Plemzavod Stepnoy» .

Des événements de haut niveau, tels que le Congrès de l’Europe de l’Est sur les produits laitiers de 2016 à Kiev – qui a attiré plus de 2 000 producteurs laitiers et des acteurs de l'industrie de divers pays – ont favorisé non seulement les échanges d'idées mais également les échanges de technologies et de connaissances sur le marché.

Nous en avons tiré plusieurs avantages, notamment l'aide apportée aux agriculteurs pour améliorer leurs installations et améliorer la qualité et la quantité de lait produite.

Ouvrir de nouvelles perspectives
Saluant les efforts déployés par l'Ukraine visant à accroître ses échanges commerciaux, la Chine et l'Union européenne ont ouvert leurs marchés à plusieurs entreprises de produits laitiers de l'Ukraine en 2015. En outre, les récentes missions commerciales dans des pays du Moyen-Orient, de l'Afrique subsaharienne et d'Asie ont également contribué à identifier de nouveaux débouchés commerciaux pour les produits laitiers ukrainiens.

Parmi ces produits, le fromage continue d’occuper une place importante, mais l’Ukraine a également accru ses exportations de lait écrémé en poudre, de beurre, de lait stérilisé par Upérisation à Haute Température (UHT), de produits à base de crème et de produits laitiers fermentés, créant ainsi de nouvelles possibilités pour les producteurs de produits laitiers.

Toutefois, un des économistes de la FAO, Andriy Yarmak, estime que même si la plupart des agriculteurs font un investissement annuel dans l'expansion de la production, il leur serait beaucoup plus profitable d’investir dans les technologies de transformation.

«Produire un litre de lait coûte dix fois plus cher que la transformation de la même quantité de lait. Au lieu de dépenser de l’argent pour investir dans la production de lait, les agriculteurs pourraient utiliser les mêmes fonds pour créer une usine de transformation dans le but de produire des produits laitiers de haute qualité pour le marché domestique et les marchés d’exportation», explique-t-il.

Pour faire la démonstration de son argument, M. Yarmak donne l’exemple concret d'une entreprise de produits laitiers ukrainienne qui, après avoir décidé d'investir dans une toute nouvelle ligne de production, s’est par la suite tournée vers le développement d’un produit destiné exclusivement au marché chinois.

Lunion fait la force
Consciente que l’union fait la force, l'Association des producteurs de lait en Ukraine, l'un des membres les plus actifs du GT, met actuellement sur pied une coopérative de producteurs de lait en vue de favoriser l’ajout de valeur par le biais de la transformation. 

Environ 20 grands exploitants agricoles travaillent actuellement sur un plan d'affaires, tandis que cinq autres ont déjà uni leurs forces pour vendre collectivement leur lait et gagner environ 10 pour cent de plus.

«C'est incroyable ce qui peut être fait si vous avez vraiment l'énergie de faire avancer les choses», explique Andriy Dykun, Président de l'Association des producteurs de lait en Ukraine.

Et c'est cet esprit de collaboration, qui consiste à donner à tous les acteurs leur mot à dire dans les décisions politiques importantes, qui démontre les progrès réalisés par le GT dans l’amélioration du secteur des produits laitiers. 

 

http://www.fao.org/in-action/fao-helps-strengthen-dairy-sector-in-ukraine/fr/

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11 octobre 2017

L'élevage en Ukraine à l'aube de sa transformation

La locomotive de l'élevage est un secteur avicole très actif, en raison du moindre coût de l'alimentation des animaux et du faible coût de la viande de volaille pour les consommateurs. Sur les 10 dernières années, les investissements dans le secteur de l'élevage avicole en Ukraine auraient dépassé les 2,5 milliards de dollars.

Le 1er mai 2015, l'Ukraine est devenue le troisième plus grand fournisseur de l'UE en viande de poulet, derrière le Brésil et la Thaïlande, sachant que quatre grands groupes industriels avec intégration verticale représentent 75% du marché. La production s'élève à 1,2 million de tonnes de viande.

N'oublions pas la production d'œufs, contrôlée par deux grands acteurs, et qui a permis une progression des exportations de 28% en 2014.

Du côté du porc, le cheptel est passé de 19,4 millions de têtes en 1991, année de l'indépendance, à 7,6 millions de têtes au 1er janvier 2015. Néanmoins, la filière est assez dynamique, notamment avec la création de grands groupes intégrés verticalement. L'ambition du pays était de réduire les importations de viande de porc de 50% en 2015.

49% du lait collecté transformé en fromages

Du côté des bovins, en dépit de la baisse du cheptel de vaches laitières en 2014 (-6,4%), la production de lait a augmenté de 4,1% ce qui atteste de l'augmentation de la productivité en marche. La production en 2014 est estimée à 11,2 millions de tonnes avec un cheptel de 2,3 millions de vaches laitières. Si cette production est stable voire en légère hausse, elle a néanmoins été réduite de moitié par rapport à 1990. Elle représente 11% du produit agricole brut.

Les fermes familiales de petite taille détiennent 77% du troupeau laitier et assurent la même proportion de la production. Ces éleveurs ne sont hélas pas souvent en mesure d'assurer les standards de qualité du lait recherchés par les transformateurs, sachant que 49% du lait collecté serait utilisé dans la production de fromages.
Ce manque de matière première de qualité et le déclin des troupeaux traditionnels sont les défis majeurs du secteur à l'heure actuelle. 

En 2011, pour améliorer la production de lait en Ukraine, Danone Ukraine (détenteur de la plus grande part du marché) en collaboration avec le Crédit Agricole Ukraine ont mis en place un programme d'aide. Il met à disposition des producteurs des prêts préférentiels pour améliorer l'efficacité de la production et la qualité des produits.
Mais, par ailleurs, les prix à la production restent peu intéressants pour attirer de nouveaux acteurs dans la production laitière.

Des troupeaux en race pure de vaches allaitantes

Dans l'élevage bovin viande, les petites exploitations familiales sont là aussi dominantes.L'équipement de ces fermes est souvent désuet et la génétique peu performante. La transformation est aussi un point délicat puisque les conditions d'abattage ne correspondent pas aux standards de qualité européens. La mise en application des normes européennes est prévue dans le cadre de l'accord de libre-échange entre l'UE et l'Ukraine entré en vigueur le 1er janvier 2016.

Certains entrepreneurs agricoles sont prêts à créer des troupeaux conduits en race pure de vaches allaitantes. Les importations d'animaux de race pour la reproduction ont fortement augmenté ces dernières années, principalement en provenance des Pays-Bas, de Pologne, de République tchèque, et dans une plus faible proportion de Hongrie, d'Allemagne et de France. Parmi les races à viande françaises les plus demandées, on trouve la limousine, la charolaise et la blonde d'Aquitaine.

La France a doublé ses positions par rapport à 2013 et fait partie du top 10 des fournisseurs de l'Ukraine en volume en viande. Pour les produits laitiers, la France est devenue en 2014 le septième fournisseur de l'Ukraine (7% de la valeur des importations).

Article réalisé d'après les fiches marché de Business France sur l'élevage viande et la filière lait.

 

http://www.mon-cultivar-elevage.com/content/lelevage-en-ukraine-a-laube-de-sa-transformation

 

 

Le développement du secteur de l'élevage en Ukraine est hétérogène : le secteur bovin est à la traîne derrière ceux du porc et de la volaille. © Sonatali/Fotolia

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