UKRAINE un pays qui s'ouvre à l' U.E.

30 juillet 2011

Yo-yo

Après l'angoisse de la sécheresse, puis de la pluie qui gêne encore les moissons, les céréaliers regardent maintenant avec inquiétude les cours des céréales qui font le yo-yo en fonction des annonces venues de l'Est ou de l'Ouest.

Les regards sont d'abord fixés vers l'Est et plus précisément vers les pays de la Mer Noire : le brusque retour, en juillet, de la Russie et de l'Ukraine sur le marché du blé, avec des prix faibles, a pris le marché par surprise. Ce sont de grandes quantités de blé qui risquent bien de se déverser sur nos clients du Maghreb mais aussi d'Europe, notamment d'Italie et d'Espagne. Le blé français n'a donc pas d'autre choix que d'être compétitif et ne peut se permettre toute hausse excessive.

Le Conseil international des céréales a d'ailleurs relevé, jeudi, sa prévision de récolte mondiale de blé, qui devrait atteindre 674,4 millions de tonnes. Soit 9 millions de plus qu'il y a un mois : un chiffre qui prend notamment en compte les stocks de blé russes.

Reste que les incertitudes sur le maïs américain soutiennent actuellement les marchés des grains et le moindre pépin outre-Atlantique est capable, à lui seul, de remettre de l'huile sur le feu. Et, il ne faut pas perdre de vue l'essentiel : les réserves agricoles restent modestes au niveau mondial et hypothèquent donc toute baisse durable des cours.

Quoi qu'il en soit, malgré les beaux discours du G20, les agriculteurs sont toujours confrontés à une forte volatilité des cours et sûrement encore pour longtemps...
 
Lire aussi :
 

Juin 2011 : Les prix agricoles à la production diminuent
Moissons : Après la sécheresse, la pluie menace la récolte de blé
Campagne 2010/2011 : L'Algérie importe massivement des céréales
Gautier Le Molgat d´Agritel : «Il y aura toujours des difficultés qui vont soutenir le marché»
Céréales : La Russie revoit à la hausse ses prévisions d'exportation en 2011

 

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19 juillet 2011

MARCHE PRODUITS AGRICOLE MER NOIR

Marché Mer Noire
D’après le ministère de l’économie et du commerce, l’Ukraine pourrait exporter 20MT de céréales de la récolté 2011. L’Ukraine a déjà récolté 6,4 MT de céréales à ce jour. Le maïs, lui, poursuit son développement (stade floraison). Les conditions sont actuellement très bonnes et les cultures dans un très bon état, promettant une récolte record.

ODA Info n° 1428 du 19/07/2011

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14 juillet 2011

AgroGeneration : succès de l'augmentation de capital.

(CercleFinance.com) - AgroGeneration a annoncé mercredi le succès de son augmentation de capital destinée à investir dans de nouvelles unités en Ukraine et de se lancer sur un deuxième continent après un test en Argentine.

Le producteur de céréales et d'oléagineux précise que la demande globale d'actions nouvelles s'est élevée à 6.942.533 titres au prix de 2,05 euros, pour 4.878.049 titres offerts initialement, soit un taux de sursouscription de 143%.

La demande institutionnelle s'est portée à 10,3 millions d'euros et celle du public à 3,9 millions d'euros.

La clause d'extension a été exercée intégralement, portant ainsi à 5.609.756 le nombre d'actions nouvellement créées.

En conséquence, à l'occasion de cette opération, AgroGeneration lève 11,5 millions d'euros, un montant qui pourrait atteindre 13,2 millions en cas d'exercice intégral de la clause de surallocation.

'Nous sommes très fiers de la réussite de cette augmentation de capital qui va nous permettre de lancer des projets complémentaires à fort potentiel de création de valeur pour notre groupe', indique Charles Vilgrain, le président du directoire.

'AgroGeneration se donne étape après étape les moyens de devenir un acteur majeur, apportant une réponse concrète au défi alimentaire à venir', conclut-il.


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11 juillet 2011

La politique des petits pas

 

La rue Krechtchatik, à Kiev.

La rue Krechtchatik, à Kiev.

Il y a deux ans, sous l’impulsion de la Pologne, l’UE lançait son Partenariat oriental avec plusieurs pays de l’ex-URSS. Alors que Varsovie assume la présidence tournante, les experts dressent un bilan plutôt décevant de ce projet.

"Que de belles paroles, à quand des choses concrètes ? Le Partenariat oriental, ce projet phare porté par la Pologne, n’est-il vraiment qu’un artifice ?" : tel est le type de commentaires que l'on trouve sur la page Facebook consacrée au Partenariat oriental, lancé par l'UE en mai 2009. Des questions auxquelles deux rapports récemment publiés apportent quelques éléments de réponse. 

Selon la première étude, rédigée par le Conseil européen des relations étrangères (ECFR), si l’Union européenne n’a jamais été aussi présente dans l’espace postsoviétique, elle ne parvient toutefois pas à influencer réellement la politique de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de la Biélorussie, de la Géorgie, de la Moldavie ou encore de l’Ukraine.

Incapable de promouvoir la démocratie dans ces pays, l’UE n’y est pas plus apte à défendre ses intérêts économiques. Les auteurs du rapport, Nicu Popescu et Andrew Wilson, pointent notamment un renforcement des tendances autoritaires dans tous les pays concernés par le Partenariat, à l’exception de la Moldavie. La Biélorussie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne répondent à aucune norme démocratique. Certainement plus démocratiques, l’Ukraine et la Géorgie n’atteignent toutefois pas le niveau de la démocratie à l’occidentale.

Des élites davantage séduites par le modèle poutinien qu'européen

Pour MM. Popescu et Wilson, un échec de la démocratisation en Europe orientale risque de conduire à un embrasement révolutionnaire similaire à celui qui touche l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les conséquences d’un tel scénario sont prévisibles : un afflux d’immigrants illégaux, des dépenses pour stabiliser les conflits et l’envoi de missions de paix, de négociateurs, d’observateurs, etc. Il est donc dans l’intérêt l’UE de s’engager à l’Est sans plus tarder.

Le second rapport a été élaboré par les analystes de l’Institut des affaires publiques (ISP), à Varsovie. L’un des auteurs, Elzbieta Kaca, y affirme notamment qu'"après deux ans, le bilan du Partenariat est négatif. Le sommet du Partenariat oriental à Varsovie, à l’automne prochain, peut cependant tout changer. Un succès renforcerait le leadership de la Pologne dans la politique orientale de l’UE ; un échec conduirait au contraire à la marginalisation du Partenariat." Cet argument, martelé par les diplomates polonais, sonne un peu comme une formule magique.

Comment croire en effet qu’un sommet réunissant les dirigeants de six pays postsoviétiques et de l’UE pourrait à lui seul changer quoi que ce soit. Pour que le Partenariat se développe, encore faut-il que la population des pays concernés soit réellement attirée et intéressée par une alliance avec l’Europe.

Quant aux élites, elles sont davantage séduites par le modèle poutinien que par l’européen. Or le véritable défi du Partenariat est de faire connaître l’Union dans des pays comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Biélorussie et d’encourager leurs dirigeants à choisir le modèle européen. Cette mission ne prendra pas deux ans, mais plutôt deux décennies.

L’implantation du modèle européen paraît plus aisée en Géorgie, en Moldavie et en Ukraine, où les populations sont bien plus pro-européennes, de même que les élites, du moins officiellement. Dans ces trois pays, l’enjeu principal est de transformer les paroles officielles en actes.

Selon les auteurs du rapport de l’ISP, la clé de la réussite du Partenariat réside dans la conclusion rapide d’un accord de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine, qui serait ainsi placée dans l’orbite économique communautaire, avec des règles commerciales et des taxes douanières communes. En signant un tel accord, l’Ukraine accomplirait une bonne partie de son intégration européenne.

Un tel accord pourrait être paraphé pendant la présidence polonaise de l’UE, qui débute le 1er juillet. Mais l’Ukraine est tentée par un accord concurrentiel, constituant une zone de libre-échange avec la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie, ce qui compromettrait toute convergence économique avec Bruxelles. La pression de Moscou étant de plus en plus forte, il est difficile de prédire le choix des autorités de Kiev.

Le processus de facilitation des visas trop lent

Le rapport évoque les facilités d’obtention de visas comme le meilleur moyen pour promouvoir l’orientation européenne dans les pays partenaires. Sur ce point, c’est encore l’Ukraine qui a accompli le plus de progrès avec son programme en deux étapes vers une exemption de visa. Mais l’actuel accord de facilitation de délivrance de visas ne mentionne, au désespoir des Ukrainiens, aucune date concrète d’achèvement du processus. 

La Moldavie souhaite négocier la mise en place d’un plan similaire menant à la suppression de visas. Il en va de même pour la Géorgie, qui a pour l’instant conclu avec l’Union un simple accord de facilitation de délivrance de visas. A court terme, les autres pays ne peuvent guère espérer davantage que la simple promesse d’exemption de visa pour le futur.

Le succès du Partenariat dépend aussi de grands projets de modernisation des pays concernés, tels que la modernisation du réseau électrique. Mais bien souvent le manque de moyens financiers alloués au Partenariat rend impossible la réalisation de projets, qui finissent trop souvent dans un placard.

Il est donc primordial d’accroître les ressources financières du Partenariat, dans le cadre de l’UE, ou en ralliant à cette cause d’autres institutions comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ou des bailleurs de fonds extérieurs à l’UE, comme les Etats-Unis, le Japon, la Norvège ou la Suisse. Les financements supplémentaires devraient servir à la réalisation d’un projet majeur qui, financé entièrement par ses fonds propres, offrirait une réelle visibilité au Partenariat.

Pour l’instant, ce projet phare fait défaut. Même si un excès d’optimisme et de triomphalisme semble hors de propos, les affirmations selon lesquelles le Partenariat serait mort avant même de naître sont grandement exagérées. 


Opinion

Sortons des ambiguïtés

Les pays d’Europe orientale ne semblent pas particulièrement pressés de rejoindre l’Union. Pour l’hebdomadaire polonais Tygodnik Powszechny, cet état de choses tient à deux raisons. Tout d’abord, "les élites politiques et financières des pays couverts par le Partenariat oriental restent persuadées de pouvoir vivre à la manière occidentale, tout en faisant des affaires et en gouvernant à la mode orientale". Pour l’instant ils y arrivent très bien. Deuxièmement, la vieille Europe "ne cherche probablement pas davantage, derrière sa frontière orientale, que de disposer d’un minimum de stabilité et d’avoir le champ libre pour l’expansion de ses entreprises".

La Pologne ne doit donc pas s’attendre à un changement lors de sa présidence du Conseil de l’UE. Qu’elle parvienne à convaincre ses partenaires de parler sincèrement de l’Europe orientale et de dépasser l’habituel "on fait semblant de vous désirer dans l’Union, et vous, vous faites semblant de vouloir nous rejoindre". "L’Union et les pays du Partenariat doivent dire honnêtement ce qu’ils veulent les uns des autres, conclut Tygodnik Powszechny. Bruxelles compte-t-elle simplement créer une zone de stabilité derrière sa frontière orientale ? Considère-t-elle les accords d’association comme la phase ultime de sa politique de voisinage ou comme le début de la grande aventure européenne ?”
 

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/768591-la-politique-des-petits-pas

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07 juillet 2011

L'Ukraine, faute de moyens, tarde à devenir le grenier de l'Europe

L'Ukraine, faute de moyens, tarde à devenir le grenier de l'Europe

L'Ukraine était le grenier à blé de l'ex-URSS

 

 

 

Alors que le G20 se réunit mercredi 22 et jeudi 23 juin à Paris pour tenter de lutter contre la volatilité des prix agricoles, et alors que les besoins alimentaires au niveau mondial vont continuer d'augmenter ces prochaines années, l'Ukraine est appelée à redevenir une des premières puissances agricoles du monde. Le pays dispose d'un potentiel considérable mais doit encore augmenter ses investissements productifs et clarifier son cadre législatif.

 

Avec notre correspondant en Ukraine, Laurent Geslin

La plaine s'étend à perte de vue, déjà brûlée par le soleil du printemps. Bienvenue en Ukraine, dans le « grenier à blé de l'Europe », 42 millions d'hectares de cultures, installées sur les meilleurs sols du continent, les fameuses « terres noires » - ou tchernoziom.

« Cette terre, c'est le rêve, pas un caillou sur des milliers d'hectares, elle part en poussière quand on la travaille et elle n'use pas le matériel. Elle est extrêmement fertile et surtout, elle stocke bien l'eau ». Florian Garnier et son associé sont arrivés en Ukraine il y a deux ans, attirés par la qualité des sols. « Nous avons repris un ancien kolkhoze à 180 kilomètres à l'ouest de Kiev. Nous avons loué 500 hectares la première année, puis 2 700 la deuxième. A terme, notre objectif est de mettre 4 000 hectares en culture ». Soja, blé, colza, maïs, la production se chiffre déjà en milliers de tonnes, soit plus que la majorité des exploitants français. Elle ne représente cependant qu'une goutte d'eau pour le marché ukrainien.

En effet, les exploitations agricoles ukrainiennes les plus importantes couvrent des superficies qui peuvent atteindre 300 000 hectares.

« Aucune région au monde ne dispose à la fois de terres de cette qualité et d'un bassin de consommation aussi important. Il existe bien sûr des opportunités ailleurs, par exemple en Argentine, mais à des milliers de kilomètres des premiers clients», explique Andriy Yarmak, un expert agricole basé à Kiev.

Investisseurs russes, fonds de pensions américains, agro-holdings ukrainiennes, la lutte pour les meilleures terres fait rage depuis quelques années déjà. D'autant plus que le gouvernement du Président Viktor Ianoukovitch se prépare, dans quelques mois, à lever pour les investisseurs ukrainiens le moratoire institué en 1996, au moment de la privatisation des anciens kolkhozes soviétiques, et qui interdit depuis la vente des terres agricoles. « Les petits paysans, qui ne possèdent que quelques hectares, n'auront pas les moyens de résister à la pression financière des grands groupes », martèle Ivan Kyrylenko, membre du Bloc Ioulia Tymochenko (BiouT), « c'est pourquoi l'opposition ukrainienne, qui représente le peuple ukrainien, demande la prolongation du moratoire ».

Chez les experts occidentaux, si l'on reconnaît qu'une ouverture progressive du marché de la terre est nécessaire, on s'interroge quant aux modalités de la transition. « Je ne sais pas où les agriculteurs ukrainiens vont trouver l'argent pour investir dans le foncier, alors même que l'investissement productif est déjà très insuffisant pour assurer de bons rendements », souligne Jean-Jacques Hervé, chargé des affaires agricoles pour Index Bank, la filière ukrainienne du Crédit Agricole, « on arrive péniblement à une moyenne de 3 tonnes de blé par an et par hectare, alors que les sols et le climat ukrainiens permettent facilement 5 tonnes, sans forcer les doses d'intrants ». Le pays manque de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, de silos de stockage de bonne qualité... Alors, pour moderniser l'agriculture, il est nécessaire d'attirer des investisseurs. Mais pour cela, encore faudrait-il rétablir un climat de confiance mis à mal par des scandales à répétition et par un cadre législatif en permanente mutation.

A l'automne 2010, le gouvernement ukrainien avait institué des quotas sur les exportations de céréales, officiellement pour maitriser l'inflation des produits agricoles sur le marché intérieur. Les résultats n'ont pas été au rendez-vous : huit mois plus tard, les prix ont bondi de 40%, 10 millions de tonnes de grains attendent toujours d'être vendues, et le manque à gagner pour l'agriculture ukrainienne se chiffre à plus d'un milliard d'euros. De plus, Mykola Prysyazhnyuk, le ministre de l'agriculture, est suspecté de corruption massive, les contrats d'exportations ayant presque tous été accordés à Khlib Investbud, une société mixte aux actionnaires inconnus, mais que l'on sait proche du pouvoir.

Suite aux pressions de la Commission européenne et du FMI, les quotas ont finalement été levé en mai, mais il en faudra plus pour rassurer les investisseurs. « Il est essentiel que l’État ukrainien fixe un cadre juridique qui assure sur le long terme la continuité d'utilisation du sol pour les exploitants, que cela soit par la levée du moratoire ou, comme en France ou en Allemagne, par la mise en place de baux ruraux sur le long terme », explique Henri Bernabot, conseiller auprès du ministère de l'agriculture ukrainien. Les besoins agricoles au niveau mondial vont continuer d'augmenter ces prochaines années, l'Ukraine se doit d'être bientôt prête.

http://www.rfi.fr/europe/20110621-ukraine-faute-moyen-tarde-devenir-le-grenier-europe

poivre31@hotmail.com
 

 

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04 juillet 2010

L'Ukraine ambitionne de redevenir un "grenier à céréales" mondial

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L'Ukraine pourrait bien retrouver d'ici quelques années un statut de "grenier à grains" au niveau mondial. Consciente de son énorme potentiel agricole, cette ex-République soviétique réputée pour ses fameuses terres noires (chernozems), parmi les plus fertiles au monde, en nourrit l'ambition. Comme pour la Russie et le Kazakhstan avec lesquels elle dessine une nouvelle "écharpe céréalière" - la Corn Belt de l'Est par analogie à la Corn Belt américaine -, l'agriculture est l'un de ses atouts. Voire son premier, car l'Ukraine n'a pas les ressources gazières et minérales qui assurent à ses deux voisins une rente confortable.

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Déjà premier fournisseur mondial d'orge et deuxième en tournesol et en colza, l'Ukraine produit autour de 50 millions de tonnes de grains, dont 23 millions pour l'exportation. "Mais d'ici dix à quinze ans, le pays a vocation à tripler sa capacité exportatrice. Et à devenir un des grands fournisseurs, si ce n'est le principal fournisseur, des pays importateurs du grand bassin méditerranéen, note Jean-Jacques Hervé, ex-conseiller du ministre ukrainien de l'agriculture et aujourd'hui chez Index Bank, la filiale locale du Crédit agricole. Ce pays a un potentiel de production de 100 millions de tonnes."

L'Ukraine est loin d'exploiter tout ce potentiel. Un tiers de ses 42 millions d'hectares de surfaces arables est en friche et un autre tiers est mal exploité. Lancée dès 1992, la privatisation des terres s'est faite en attribuant aux ex-kolkhoziens un titre de propriété de 2 à 5 hectares. Aussi pour éviter une dislocation du foncier, un moratoire sur la vente des terres agricoles a été décidé et prorogé depuis. Or nombre d'Ukrainiens préfèrent louer leurs droits fonciers plutôt que d'exploiter leur parcelle.

Certains se sont regroupés pour former de petites exploitations mais ils n'ont pas les moyens de se développer. D'autant qu'avec un secteur bancaire anémié depuis la crise de 2008, le crédit est rare. Sur les 50 000 exploitations existantes, seules 8 500 ont les moyens de se moderniser et d'être compétitives. A savoir celles s'étendant sur plus de 500 hectares et tenues par des entreprises agricoles ukrainiennes ou des entrepreneurs étrangers - scandinaves ou anglo-saxons principalement.

Formidable potentiel

Des groupes étrangers venus investir en 2006-2007, lors de la flambée des prix des céréales, doivent aujourd'hui revoir leur stratégie. Les déboires du fonds anglais Landkom, installé depuis 2007 dans l'ouest du pays et qui a perdu 56 millions de dollars (45 millions d'euros) en 2008, illustrent les limites d'implantations mues par la seule logique spéculative. Mais l'Ukraine garde cependant un formidable potentiel pour les investisseurs.

L'entrepreneur français Charles Beigbeder, qui a misé sur la production agricole en 2007, en fait partie. Son agro-holding Agro Génération exploite six fermes en Ukraine reparties sur plus de 45 000 hectares et produisant 150 000 tonnes de blé, orge, maïs, seigle, colza ou tournesol. Dont un tiers vendu sur le marché local. Et M. Beigbeder escompte bien d'ici fin 2012 exploiter 100 000 hectares.

Chaque hectare acquis - certains étant en friche ont dû être remis en culture - a nécessité un investissement initial de 700 euros. Mais la modernisation des exploitations et de l'application de nouvelles méthodes de production ont entraîné de réels progrès. "Nous avons des rendements de 40 quintaux par hectare, que nous escomptons porter à 53 quintaux d'ici peu, relève Charles Vilgrain, cofondateur d'Agro Génération qui emploie 350 salariés permanents. C'est certes moitié moins que dans la Beauce, mais nous avons des coûts de production nettement moins importants." Agro Génération affiche aujourd'hui une rentabilité, par ferme, de 15 % à 20 % par an... sans subvention.

Non subventionnées, les exploitations agricoles en Ukraine bénéficient néanmoins d'une exonération d'impôt sur les sociétés et d'un régime spécifique de TVA. "Même si ces aides étaient supprimées, nous resterions largement rentables, note cependant Alexandre Joseph, le directeur financier. Car nous sommes sur un modèle à bas coûts, avec de fortes économies d'échelle du fait de la taille des exploitations."

Laetitia Van Eeckhout

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/02/l-ukraine-ambitionne-de-redevenir-un-grenier-a-cereales-mondial_1382133_3234.html

et si vous y participiez !!!!
poivre31@hotmail.com



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01 juillet 2010

ET SI VOUS PARTICIPIEZ A L'ESSORT DE L'AGRICULTURE UKRAINIENNE

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Offre et Demande Agricole LES MARCHES S'EMBALLENT

Forte chaleur sur l’Ouest de l’Europe et révisions des surfaces
et stocks américains de maïs en baisse : les marchés s’emballent

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Les marchés européens avaient débuté la journée de mercredi en hausse généralisée. Les inquiétudes quant à la qualité et le niveau de rendement des céréales mais aussi du colza ont soutenu les prix de ces derniers. En effet, les fortes chaleurs du weekend, qui perdurent cette semaine et devraient occasionner la plus chaude journée de la semaine vendredi font craindre un affaiblissement du potentiel de rendement. Les blés pourraient échauder à l’Ouest de l’Europe dans les grands bassins de production sur les terres légères, mais également en Russie et en Ukraine où les températures sont caniculaires.

A la mi-journée (14h), plus de 7500 lots avaient été échangés sur le blé Euronext échéance Novembre 2010.

Puis, les opérateurs des marchés attendaient avec impatience la publication du rapport des stocks au 1er juin et des perspectives de surfaces semées aux Etats-Unis. Celui-ci, paru à 14h30 rapportait une influence très haussière pour le maïs américain qui voit son stock de fin de campagne diminuer mais surtout dont les surfaces 2010 sont estimées moins importantes qu’attendus par le consensus.

Ces informations ont renforcé la hausse des marchés européens avant même l’ouverture de Chicago.
A 16h30, lorsque la place américaine a ouvert, le maïs américain a trouvé un fort soutien et s’est de suite retrouvé en limit-up sur les quatre premières échéances (c’est la l’augmentation limite en séance : 30c$/bu). L’effet domino a suivi et le blé américain a également bénéficié de la hausse alors que le fondamentaux du rapport plaidaient pour une stabilité. Le soja quant à lui était également en nette hausse mais les gains se sont essoufflés à la clôture européenne.
A la clôture d’Euronext, ce ne sont pas moins de 21 631 lots qui se sont échangés sur le blé échéance Novembre 2010 : un record inédit pour ce contrat, il s’agit de l’équivalent de 30% des positions ouvertes !!

Nous rappelons à cette occasion à nos abonnés, l'évolution de la stratégie de commercialisation que nous avions fixé lors de notre dernier mensuel Analyses & Stratégies Agricoles.

Marché français
Les prix sur le marché physique des céréales ont suivi la hausse de la journée. Que ce soit pour l’orge, le blé ou le maïs, les positions étaient essentiellement à l’achat.

Marché britannique
Dans le sillage de Chicago et de Paris, le blé fourrager coté sur Liffe a terminé en hausse à £107/T (+£3/T) sur Nov.10 et £108.75/T (+£2/T) sur Jan.11. Du coté des monnaies, l’euro s’est repris et a fini au-dessus du seuil des £0.82 pour 1€. En fin de séance, le spread Paris-Londres revenait sur des niveaux élevés à 15.1€/T. Dans les champs, les céréales prennent des couleurs de moisson, celle-ci devant débuter très prochainement pour l’orge.

Marché Mer Noire
Les prix de l’orge fourragère aux ports de la Mer Noire ont été orientés en hausse hier. Ce mouvement de prix est lié aux besoins des exportateurs de former les lots complets pour remplir les obligations des contrats d’exportation. Les prix d’orge ont augmenté de 3€/T et variaient entre 84 et 87€/T CPT Mer Noire. Les prix du blé et du maïs sont resté stables.
Le tournesol se traitent entre 273 et 283€/t CPT Mer Noire*.
*Source APK-Inform

Dernières options traitées sur Euronext : blé
Call Nov-10 Strike 137 €/T payé 8.6 €/T pour 501 lots
Call Nov-10 Strike 140 €/T payé entre 6.5 et 6.9 €/T pour 501 lots
Call Nov-10 Strike 142 €/T payé 6.4 €/T pour 1 lot
Call Nov-10 Strike 143 €/T payé entre 5.7 et 7.4 €/T pour 100 lots
Call Nov-10 Strike 144 €/T payé 6.5 €/T pour 200 lots
Call Nov-10 Strike 145 €/T payé entre 5 et 6.2 €/T pour 17 lots
Call Nov-10 Strike 146 €/T payé entre 5.8 et 6.5 €/T pour 58 lots
Call Nov-10 Strike 147 €/T payé entre 4.2 et 6 €/T pour 1111 lots
Call Nov-10 Strike 148 €/T payé entre 4 et 5.3 €/T pour 1722 lots
Call Nov-10 Strike 149 €/T payé entre 3.7 et 5 €/T pour 1500 lots
Call Nov-10 Strike 150 €/T payé entre 3.4 et 3.6 €/T pour 2262 lots
Call Nov-10 Strike 152 €/T payé entre 3.9 et 4 €/T pour 1000 lots
Call Nov-10 Strike 155 €/T payé 2.5 €/T pour 7 lots
Call Nov-10 Strike 165 €/T payé entre 1.1 et 1.5 €/T pour 310 lots
Call Nov-10 Strike 166 €/T payé entre 1.4 et 1.5 €/T pour 80 lots
Call Nov-10 Strike 167 €/T payé 1.1 €/T pour 50 lots
Put Nov-10 Strike 111 €/T payé 0.1 €/T pour 50 lots
Put Nov-10 Strike 115 €/T payé 0.1 €/T pour 40 lots
Put Nov-10 Strike 130 €/T payé entre 0.7 et 0.8 €/T pour 660 lots
Put Nov-10 Strike 137 €/T payé 2.6 €/T pour 1000 lots
Put Nov-10 Strike 145 €/T payé entre 5.9 et 6.3 €/T pour 310 lots
Put Nov-10 Strike 146 €/T payé 6.5 €/T pour 30 lots
Call Jan-11 Strike 140 €/T payé 9.3 €/T pour 1 lot
Call Jan-11 Strike 142 €/T payé 9 €/T pour 1 lot
Call Jan-11 Strike 147 €/T payé entre 7.6 et 8 €/T pour 9 lots
Call Jan-11 Strike 148 €/T payé 7.6 €/T pour 7 lots
Call Jan-11 Strike 160 €/T payé 2.7 €/T pour 500 lots
Put Jan-11 Strike 137 €/T payé 3.5 €/T pour 500 lots
Put Jan-11 Strike 141 €/T payé 6 €/T pour 4 lots
Put Jan-11 Strike 143 €/T payé 5.9 €/T pour 32 lots
Put Jan-11 Strike 144 €/T payé 6.5 €/T pour 4 lots
Call Mar-11 Strike 148 €/T payé 9.5 €/T pour 1 lot
Call Mar-11 Strike 169 €/T payé 2.5 €/T pour 50 lots
Call Mar-11 Strike 170 €/T payé entre 2.5 et 3.5 €/T pour 22 lots
Put Mar-11 Strike 149 €/T payé 8.3 €/T pour 50 lots
Put Mar-11 Strike 150 €/T payé 8.4 €/T pour 20 lots

Dernières options traitées sur Euronext : maïs
Call Jan-11 Strike 155 €/T payé 7.2 €/T pour 10 lots

Dernières options traitées sur Euronext : colza
Put août-10 Strike 325 €/T payé 3.2 €/T pour 10 lots
Call Nov-10 Strike 320 €/T payé 19.2 €/T pour 1 lot
Call Nov-10 Strike 335 €/T payé 14.5 €/T pour 10 lots
Call Nov-10 Strike 360 €/T payé 6.5 €/T pour 2 lots
Put Nov-10 Strike 300 €/T payé 3.8 €/T pour 500 lots
Put Nov-10 Strike 315 €/T payé 7.2 €/T pour 20 lots
Put Nov-10 Strike 330 €/T payé entre 14 et 16 €/T pour 201 lots
Call févr.-11 Strike 332.5 €/T payé entre 16.8 et 19.8 €/T pour 322 lots
Call févr.-11 Strike 335 €/T payé 17.6 €/T pour 1 lot
Call févr.-11 Strike 350 €/T payé 13.5 €/T pour 2 lots
Call mai-11 Strike 335 €/T payé entre 20.5 et 21 €/T pour 220 lots
Call mai-11 Strike 340 €/T payé 20.9 €/T pour 50 lots
Call mai-11 Strike 390 €/T payé 7 €/T pour 50 lots
Put mai-11 Strike 310 €/T payé 11.2 €/T pour 50 lots

www.oda-agri.fr

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29 juin 2010

Ukraine-UE: vers un accord d'association (Tiguipko)

29 juin 2010

L'Ukraine entend adopter d'ici fin d'année les décisions essentielles sur un accord d'association avec l'Union européenne, y compris sur une zone de libre-échange et le régime sans visas avec l'UE, a déclaré lundi à Moscou Sergueï Tiguipko, vice-premier ministre ukrainien.

"Nous souhaitons avoir des relations normales avec la Russie qui est notre principal partenaire commercial, et nous nous intéressons également au marché de l'UE qui est d'une portée stratégique pour nous", a indiqué M.Tiguipko, intervenant à la 14e édition de la conférence annuelle d'investisseurs "Russie et CEI dans la voie de la mondialisation" qui se déroule à présent dans la capitale russe.

Nous tenons à conclure un accord d'association, y compris à crézer une zone de libre-échange et à instaurer le régime sans visas (avec l'Union européenne)", a-t-il ajouté.

Selon le vice-premier ministre ukrainien chargé des questions économiques, Kiev entamera dans les jours qui viennent des négociations sur une zone de libre-échange avec la Turquie.

L'Ukraine soutient les efforts russes d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-il souligné en conclusion.

http://fr.rian.ru/world/20100628/186977600.html

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16 juin 2010

Les prix mondiaux seraient plus élevés que lors de la décennie précédente (rapport FAO-OCDE

ukraine



Les prix des produits agricoles ont baissé par rapport aux niveaux records atteints il y a deux ans, mais ils devraient restés plus élevés qu'au cours de la décennie 1997-2006, selon le rapport sur les perspectives pour la période 2010-2019, publié mardi par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation) et l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

 

Les prix moyens du blé devraient, selon les projections, connaître une hausse inférieure à 20 % en termes réels (corrigés de l'inflation) par rapport à la moyenne 1997-2006, tandis que l'augmentation des prix des céréales secondaires serait de 40 %. Pour les huiles végétales, la hausse en termes réels devrait dépasser 40 %. Pour le sucre, l'augmentation serait de l'ordre de 20 %.

 

La reprise économique va renforcer la consommation de viandes au détriment des céréales, en particulier dans les pays en développement, la préférence allant aux catégories de viande moins chères (volaille et viande porcine). Les prix enregistreraient une hausse inférieure à 20 % pour la viande de volaille et la progression serait limitée pour la viande bovine. Une légère baisse des prix est prévue pour la viande de porc.

 

D'après les projections, les prix moyens en termes réels des produits laitiers dépasseront, sur la période 2010-2019, de 16 à 45 % les niveaux enregistrés sur la période 1997-2006, surtout pour le beurre, soutenus par l'augmentation des prix de l'énergie et des huiles végétales.

 

Ces projections tiennent compte notamment d'un niveau élevé des coûts de l'énergie.

 

Le rapport souligne également le rôle des grands pays émergents qui va continuer de s'accroître au cours des prochaines années. Leur part dans la production agricole mondiale, les échanges et la consoimmation sera de plus en plus importante.

 

Pour les produits couverts par le rapport, « le secteur agricole du Brésil est de loin celui qui connaît la croissance la plus rapide, progressant de plus de 40 % d'ici à 2019, par rapport à la période de référence 2007-2009 ».

 

La Russie et l'Ukraine devraient progresser de 26 % et 29 % « si les plans et mesures de soutien des gouvernements respectifs se déroulent comme indiqués et portent leurs fruits, marquant une reprise significative des niveaux de production », expliquent la FAO et l'OCDE.

 

La Chine et l'Inde connaîtraient probablement aussi une croissance importante, respectivement à hauteur de 26 % et 21 %.

 

La hausse de la production aux États-Unis et au Canada devrait se situer dans une fourchette comprise entre 10 et 15 %, sur la même période, la production agricole nette de l'UE-27augmenterait de moins de 4 %.

 

Une partie du rapport est également consacrée à la volatilité des prix agricoles. Si elle est à présent élevée, « rien ne permet d'affirmer que nous soyons entrés pour longtemps dans une période où les fluctuations rapides et de grande amplitude seraient beaucoup plus fréquentes », estiment la FAO et l'OCDE.

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/perspectives-2010-2019-les-prix-mondiaux-seraient-plus-eleves-que-lors-de-la-decennie-precedente-rapport-fao-ocde-28548.html

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