UKRAINE un pays qui s'ouvre à l' U.E.

Des opportunités s'ouvrent à nous, il faut savoir les saisir.

30 mars 2009

L'est de l'Europe se prépare à un été difficile

L'est de l'Europe se prépare à un été difficile

Par Reuters, publié le 19/03/2009 à 17:31

PRAGUE - La crise économique risque de provoquer des manifestations et pourrait même entraîner le départ de certains gouvernements dans le centre et l'est de l'Europe.

Les gouvernements de la région ont adopté des réponses différentes face aux difficultés.

Certains, comme la Lettonie et la Hongrie, ont réduit leurs dépenses budgétaires et demandé une aide au Fonds monétaire international (FMI) et à l'UE. D'autres ont injecté des milliards d'euros dans leurs économies abandonnées par les investisseurs et plombées par la chute de la demande dans l'ouest de l'Europe.

La crise est aigüe dans l'ensemble de la région, anéantissant la croissance de certains pays qui affichaient autrefois des résultats record, provoquant une remontée en flèche du chômage, mettant les banques sous pression et obligeant les gouvernements à réduire les salaires et augmenter les impôts.

Selon des analystes, certains gouvernements pourraient être poussés vers la sortie à l'occasion des élections programmées cette année et l'an prochain et les populistes pourraient faire une percée lors des élections européennes de juin.

Pour de nombreux Etats qui rencontrent des difficultés pour trouver des financements à l'extérieur, la seule solution pour éviter un effondrement consiste à réduire drastiquement les dépenses budgétaires, une mesure généralement comprise par des populations habituées aux bouleversements et aux thérapies de choc.

Ce facteur pourrait permettre d'éviter les émeutes meurtrières qui avaient accompagné la crise asiatique survenue à la fin des années 1990.

L'UKRAINE PARTICULIÈREMENT TOUCHÉE

"Les gens sont habitués aux changements rapides. Cela ne va pas dégénérer en désordres", estime Katinka Barysch, vice-directeur du Centre for European Reform.

"Et la communauté internationale se tient prête à aider les pays qui connaissent des difficultés. Elle n'a pas laissé la Lettonie faire faillite ni la Roumanie ou la Hongrie".

L'Ukraine est particulièrement touchée par la crise.

Elle a obtenu une aide du FMI après la faillite de plusieurs banques et la chute de sa monnaie. L'économie du pays a été victime de la contraction des marchés de l'acier et de la chimie, qui a entraîné une forte baisse de la production.

La colère et la crainte des suppressions d'emplois ont conduit à des manifestations mais les analystes soulignent que la brouille entre le président Viktor Iouchtchenko et son Premier ministre Ioulia Timochenko concernant les réformes recommandées par le FMI comporte un risque encore plus grand car elle bloque le versement de l'aide et pourrait aggraver la crise.

"Ils sont face à un véritable risque d'une faillite de l'Etat", estime Ivan Krastev, directeur du Centre for Liberal Policy Studies à Sofia. "Il peut y avoir une crise comme celle que la Russie a connue en 1998. Il peut y avoir une cessation de paiements".

Le FMI a déjà débloqué au total 40 milliards de dollars d'aide (29,2 milliards d'euros) pour l'Ukraine, la Biélorussie et la Serbie et deux Etats membres de l'UE, la Hongrie et la Lettonie. La Roumanie a par ailleurs demandé une aide de 20 milliards d'euros au FMI et à l'UE.

Cette aide a cependant un prix. Le gouvernement letton a chuté le mois dernier après des émeutes d'une violence sans précédent depuis la chute du communisme en 1991 à la suite de la décision du gouvernement de réduire de 15% les salaires des fonctionnaires et d'augmenter les impôts.

GOUVERNEMENTS SUR LA SELLETTE

La Hongrie a gelé les salaires des fonctionnaires et fixé un plafond pour les primes de fin d'année dans le public. Largement devancés par le Fidesz dans un sondage publié cette semaine, les socialistes au pouvoir risquent de subir une cuisante défaite lors des européennes qui pourrait accroître la pression sur le Premier ministre pour démissionner avant les élections de 2010.

En Bulgarie, le gouvernement socialiste veut injecter des milliards d'euros dans l'économie mais il a renoncé à son projet d'augmenter les salaires du secteur public. Il a peu de chances de renverser la tendance dans les sondages qui le créditent de 75% d'opinions défavorables. Le centre-droit a toutes les chances de remporter les élections qui devraient être organisées d'ici juillet.

Les analystes soulignent pourtant que les options sont limitées pour le pouvoir politique et n'importe quel nouveau gouvernement dans la région ne pourra faire l'économie de mesures d'austérité.

"Il va y avoir des manifestations dans une région déjà encline à ce genre de mouvements. Il va y avoir plusieurs chutes de gouvernement", pronostique Peter Zeihan, vice-président à Stratfor, une société de renseignements.

"Mais ils savent ce qui est en jeu s'ils prennent les mauvaises décisions (...) Cela va être un été difficile mais ils vont devoir serrer les dents".

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-est-de-l-europe-se-prepare-a-un-ete-difficile_748112.html

aa

Posté par poivre31 à 08:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=186935&pid=13190500

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :